Écrire Peine de prison confirmée pour cinq militants

Le 27 janvier dernier, une cour d’appel du Caire a confirmé la peine de deux ans d’emprisonnement prononcée contre cinq militants qui, le 13 décembre, avaient été déclarés coupables d’accusations forgées de toutes pièces.
Le 27 janvier 2016, la cour d’appel d’Abdeen, au Caire, a confirmé la peine de deux ans de prison prononcée contre les militants Mostafa Ibrahim Mohamed Ahmed, Karim Khaled Fathy, Mohamed Abdel Hamid, Gamila Seryel Dain et Ahmed Mohamed Said.
Ceux-ci ont été déclarés coupables le 13 décembre dernier d’avoir manifesté, bloqué la route et perturbé le trafic, en violation de la Loi de 2013 relative aux manifestations. Ce texte restreint arbitrairement les droits aux libertés d’expression et de réunion pacifique, garantis par le droit international relatif aux droits humains et la Constitution égyptienne. Les avocats de la défense ont indiqué que le ministère public n’avait fourni aucun élément concret pour étayer ces accusations et que cette affaire reposait uniquement sur le rapport d’un agent de la Sûreté nationale, qui a affirmé que les intéressés avaient pris part à une manifestation dans le centre du Caire, au carrefour des rues Mohamed Mahmoud et Mohamed Farid, le 19 novembre 2015. Néanmoins, ils ont obtenu une communication du ministère des Transports, selon laquelle ce dernier n’avait reçu aucune information concernant une manifestation dans cette zone ce jour-là.
En prison, Mostafa Ibrahim Mohamed Ahmed se voit refuser les soins médicaux dont il a besoin de toute urgence car il s’essouffle très rapidement et souffre de douleurs à la poitrine. Le médecin de la prison a diagnostiqué chez lui des problèmes au niveau de l’artère coronaire et d’une valve cardiaque et l’a envoyé passer de nouveaux examens, notamment une radiographie, à l’hôpital de la prison mais d’après la famille de l’intéressé, rien n’a encore été fait. Ahmed Mohamed Said, chirurgien vasculaire et poète bien connu, a expliqué avoir été torturé par des agents de la Sûreté nationale lors de son interrogatoire le 19 novembre, jour de son arrestation. Il a été frappé et a reçu des décharges électriques. Les quatre hommes sont détenus dans le complexe pénitentiaire de Tora, au Caire, tandis que Gamila Seryel Dain se trouve à la prison pour femmes de Qanater, au nord-ouest de la capitale.

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