Écrire Peines de prison ou de mort pour plusieurs membres de la « cellule d’Abdali »

Le 12 janvier, la Cour d’assises du Koweït a rendu son jugement à l’encontre de 26 accusés poursuivis notamment pour « espionnage pour le compte de l’Iran et du Hezbollah ». Un Koweïtien et un Iranien ont été condamnés à mort, un homme à la réclusion à perpétuité et 19 autres à des peines de cinq à 15 ans de prison. Leur procès n’était pas conforme aux normes internationales d’équité.

Le procès de 26 hommes devant la Cour d’assises dans l’affaire de la « cellule d’Abdali » s’est achevé le 12 janvier. Les accusés étaient notamment poursuivis pour « espionnage pour le compte de l’Iran et du Hezbollah en vue de commettre des actes agressifs contre l’État du Koweït », pour avoir fait passer par contrebande et assemblé des explosifs ainsi que des armes à feu et des munitions. Le citoyen koweïtien Hassan Abdulhadi Ali al Hajiya et le ressortissant iranien Abdulredha Haydar Dahqani ont été condamnés à la peine capitale - par contumace pour le second -, un homme à la réclusion à perpétuité, 19 autres à des peines de cinq à 15 ans de prison, trois ont été acquittés et le dernier s’est vu infliger une amende. Ils ont le droit de faire appel du jugement et de leur condamnation.

Le 13 août 2015, 23 hommes ont été arrêtés après que les autorités koweïtiennes eurent saisi un dépôt d’armes, de munitions et d’explosifs découvert dans une ferme à Abdali, près de la frontière avec l’Irak. Le procès de 26 accusés, dont trois jugés par contumace, s’est ouvert le 15 septembre. Les accusés, qui ont déclaré avoir subi des actes de torture visant à leur extorquer des « aveux », ont nié les faits qui leur étaient reprochés. La Cour a ordonné qu’un comité médical indépendant les examine afin de déterminer s’ils portaient des traces de torture. Lorsque les examens médicaux ont eu lieu, il semble qu’ils n’ont pas été assez approfondis et qu’un laps de temps trop long s’était écoulé pour que les traces soient encore visibles. Le 29 septembre, lors de la deuxième audience du procès, le rapport médicolégal indiquait que ces hommes n’avaient pas été torturés.

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