Écrire Plus de 300 personnes déplacées à la suite d’un raid paramilitaire

Un raid paramilitaire et l’affrontement armé qui s’est ensuivi entre paramilitaires et groupes de guérilla à Peña Azul, dans le département du Chocó (nord-ouest de la Colombie), a entraîné un déplacement massif de familles, et il est possible que les habitants des localités environnantes fassent l’objet d’un confinement.

L’augmentation de l’activité paramilitaire dans cette région met en danger les habitants des zones rurales du département du Chocó.

Le 4 mars, environ 200 personnes armées, identifiées par le bureau régional du médiateur comme des membres des Autodefensas Gaitanistas de Colombia (AGC), ont fait irruption dans la ville de Peña Azul, dans la municipalité d’Alto Baudó (département du Chocó, nord-ouest de la Colombie). Des témoins ont indiqué à Amnesty International que plusieurs paramilitaires étaient venus chercher des membres de l’Armée de libération nationale (ELN). En conséquence, 399 habitants (128 familles) ont dû fuir, craignant pour leur vie. Un habitant a indiqué aux médias locaux qu’au milieu du raid, il avait entendu des rafales de tirs dans les montagnes et quelqu’un qui criait : « sales guérilleros, communistes de merde, on va les buter ».
On ignore où se trouvent huit familles de Peña Azul. Selon Luis Murillo, représentant régional du bureau du médiateur, les autres personnes déplacées sont arrivées à Pie de Pato, dans la zone urbaine d’Alto Baudó, où la municipalité fournit actuellement une aide humanitaire.

Luis Murillo a déclaré : « les moyens disponibles pour soutenir ce groupe de personnes d’ascendance africaine déjà vulnérable sont très limités, car il n’y a pas de réponse intégrée de l’État pour protéger la communauté ». Il a affirmé que ses services avaient exprimé des inquiétudes à maintes reprises au sujet des risques élevés auxquels ce groupe est confronté depuis 2009, mais il a indiqué à Amnesty International que la situation s’était aggravée au cours des deux derniers mois. Selon l’ONG colombienne CIEDERPAZ, qui travaille dans la région, il est possible que les habitants des localités avoisinantes soient confinés dans les hameaux de Boca de Apartadó, Boca de León, Geandó, Punta Peña, Bacal, Amparrado et Cocalito, en raison de ces événements.

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