Écrire Préoccupations pour la santé d’une universitaire irano-canadienne

L’état de santé de Homa Hoodfar, professeure d’anthropologie de nationalité irano-irlando-canadienne âgée de 65 ans, se dégrade. Détenue à l’isolement depuis le 6 juin, elle n’a pas été autorisée à bénéficier de soins médicaux spécialisés pour la pathologie neurologique dont elle souffre. On craint que les autorités ne la privent également de ses médicaments.

L’état de santé de la citoyenne irano-irlando-canadienne Homa Hoodfar, prisonnière d’opinion et professeure d’anthropologie à l’Université Concordia à Montréal, au Canada, se dégrade. Elle est détenue à l’isolement à la prison d’Evin à Téhéran depuis son arrestation arbitraire le 6 juin. Elle souffre d’une myasthénie grave, une maladie auto-immune chronique qui affecte les nerfs et les muscles et s’aggrave dans des conditions de stress. Sa famille n’a été autorisée à lui rendre visite qu’en août, après avoir appris son transfert provisoire à la clinique de la prison, ou dans un hôpital en dehors de la prison, aux alentours du 8 août, en raison de ses fortes difficultés à avaler (un symptôme avancé de la myasthénie grave). Ses proches n’ont pas pu savoir quel type de soins médicaux lui étaient prodigués, ni quand elle retournerait dans sa cellule. Ils l’ont vue à peine 10 minutes en présence d’agents des services de renseignements, qui ne lui ont pas permis de communiquer librement. Ils ont déclaré qu’elle semblait désorientée, que ses mains tremblaient et qu’elle avait du mal à marcher et à parler.

Tout au long de ses interrogatoires et de sa détention, Homa Hoodfar a été privée du droit de bénéficier de l’assistance d’un avocat. Les autorités judiciaires refusent de transmettre son dossier à son avocat et lui ont indiqué verbalement qu’elle était inculpée de « diffusion de propagande contre le régime » et de « collaboration avec des gouvernements hostiles ». En juillet, elle a pu rencontrer brièvement son avocat. Toutefois, elle a été privée du droit de communiquer avec lui et de le consulter en toute confiance, cet entretien ayant eu lieu en présence d’agents du Renseignement. Depuis, toutes les demandes de visite de son avocat ont été refusées, tout comme ses nombreuses demandes de libération sous caution. En août, les autorités judiciaires ont informé l’avocat de Homa Hoodfar qu’il ne pouvait plus travailler sur cette affaire. Sa famille a donc engagé un deuxième avocat pour la défendre, qui a lui aussi été averti qu’il ne pouvait pas prendre son dossier en main. La famille est en train de nommer un troisième avocat. Le dossier de Homa Hoodfar a été transmis à la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran en vue de son procès.

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