Écrire Prochaine audience d’appel d’un économiste le 22 février

Le procès de Nasser bin Ghaith devant la Cour d’appel fédérale siégeant à Abou Dhabi (Émirats arabes unis) s’est ouvert le 18 janvier. La prochaine audience est prévue pour le 22 février. Cet homme est un prisonnier d’opinion et risque de subir des actes de torture ou d’autres mauvais traitements.

Nasser bin Ghaith, un éminent universitaire et économiste, a comparu devant la Chambre de la sûreté de l’État de la Cour suprême fédérale le 5 décembre 2016 et a été informé que son affaire avait été transférée à la Cour d’appel fédérale, créée récemment à Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis. Le procès s’est ouvert le 18 janvier et la prochaine audience est prévue pour le 22 février.

Nasser bin Ghaith a été victime d’une disparition forcée le 18 août 2015, après avoir été arrêté sur son lieu de travail par la Sûreté de l’État. Il a été vu pour la première fois depuis sa disparition le 4 avril 2016, lorsqu’il a été présenté à la Chambre de la sûreté de l’État de la Cour suprême fédérale pour son premier procès. À cette audience comme à la deuxième, tenue le 2 mai 2016, il a expliqué à la Cour qu’il avait été détenu dans un lieu tenu secret et victime de coups et d’une privation de sommeil délibérée pendant près de huit mois. Le juge a ignoré ses déclarations et refusé de diligenter une enquête indépendante sur ses allégations faisant état d’actes de torture et d’autres mauvais traitements. En juin 2016, Nasser bin Ghaith a été transféré à la prison d’Al Sadr, à Abou Dhabi, où il est toujours détenu.

Il fait l’objet de plusieurs accusations graves, notamment les suivantes : « publication de fausses informations » sur les dirigeants et leurs politiques ; « publication de fausses informations dans le but de porter atteinte à la réputation et la renommée de l’État et de l’une de ses institutions » en référence à des commentaires sur Twitter dans lesquels il avait déclaré n’avoir pas bénéficié d’un procès équitable dans le cadre de l’affaire des « Cinq des Émirats » ; « communication et collaboration avec des membres de l’organisation interdite Al Islah » pour avoir rencontré des personnes jugées dans le cadre de l’affaire des « 94 Émiriens », ainsi que « communication et collaboration avec le parti de l’Oumma, interdit aux Émirats arabes unis ».

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