Écrire Prolongation de la détention administrative d’un défenseur des droits humains

Le 7 décembre, les autorités israéliennes ont renouvelé la détention administrative du défenseur palestinien des droits humains Hasan Ghassan Ghaleb Safadi pour six mois supplémentaires. Il a déjà été détenu sans inculpation ni jugement pendant plus de six mois.

Hasan Ghassan Ghaleb Safadi, 25 ans, résident palestinien du territoire occupé de Jérusalem-Est, est coordinateur pour les médias au sein d’Addameer, une organisation qui défend les droits des prisonniers. Il a été arrêté par les autorités israéliennes le 1er mai 2016 au poste-frontière d’Al Karameh, entre la Jordanie et les territoires palestiniens occupés. Il revenait d’une conférence au Liban sur la justice et l’obligation de rendre des comptes et les droits des prisonniers. Après son arrestation, il a été interrogé pendant 40 jours. Il a déclaré à son avocat qu’il avait été privé de sommeil et ligoté dans des positions douloureuses durant ses interrogatoires. Il a en outre été privé de contact avec son avocat pendant 10 jours.

Le 10 juin, le tribunal de première instance de Jérusalem l’a inculpé de visite dans un pays « ennemi » (le Liban). Le même jour, le tribunal a ordonné sa libération, après que ses parents ont versé la caution fixée à 2 500 shekels (environ 580 euros). Alors qu’ils l’attendaient, ceux-ci ont été informés qu’il avait été placé en détention administrative pour une durée de six mois en vertu d’un ordre signé par le ministre de la Défense, Avigdor Liberman.

Le 27 octobre, alors qu’il était détenu dans ce cadre, Hasan Safadi a plaidé coupable de l’accusation de visite dans un pays « ennemi », et a été condamné à trois mois et un jour de prison. Cette peine est simultanée à l’ordre de détention administrative dont il fait l’objet. Étant donné qu’il avait déjà passé 40 jours à être interrogé tout de suite après son arrestation en mai 2016 et que les services pénitentiaires israéliens appliquent la libération anticipée, dans des circonstances habituelles, Hasan Safadi aurait été libéré la première semaine de décembre, date à laquelle sa détention administrative devait expirer. Cependant, le 7 décembre, le ministre de la Défense a signé un nouvel ordre de détention administrative de six mois visant Hasan Safadi. L’audience visant à confirmer cet ordre a été reportée au 23 décembre à la demande de ses avocats, en vue de leur donner le temps de se préparer.

Comme dans tous les cas de détention administrative, les « preuves » à l’encontre de Hasan Safadi sont secrètes, et ni lui ni son avocat ne sont autorisés à les examiner, ce qui bafoue un principe central de l’équité des procès. En outre, alors que la durée maximale de chaque ordonnance est de six mois, elles peuvent être renouvelées indéfiniment. Hassan Safadi est incarcéré à la prison de Ketziot, dans la région du Néguev/Naqab (sud d’Israël).

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