Écrire Prolongation de la détention administrative d’un militant

Le défenseur des droits humains Chandrashekhar Azad « Ravan » est en détention administrative depuis plus de six mois et, en vertu d’une décision rendue par la Haute Cour le 26 avril 2018, va être maintenu en détention sans inculpation jusqu’en août 2018. En application de la Loi relative à la sécurité nationale (NSA), Chandrashekhar Azad peut être détenu sans inculpation ni jugement pendant une période pouvant aller jusqu’à 12 mois.
Chandrashekhar Azad a fait l’objet d’une détention administrative, sans inculpation ni jugement, pendant ces six derniers mois. Il avait demandé l’annulation de son placement en détention au titre de la NSA mais la Haute Cour d’Allahabad a rejeté sa requête le 26 avril 2018. Cette décision a été prise après que les autorités de l’Uttar Pradesh ont fait valoir auprès de la Haute Cour que Chandrashekhar Azad, s’il était libéré, se livrerait à des activités qui « aviveraient les dissensions entre les castes » et « auraient des répercussions négatives sur le maintien de l’ordre ». Les autorités de cet État ont ensuite prolongé de trois mois la détention de Chandrashekhar Azad au titre de la NSA, jusqu’en août 2018.
Le 3 novembre 2017, Chandrashekhar Azad, fondateur de l’« Armée Bhim » (Bhim Army), une organisation de défense des droits des dalits (opprimés), a été arrêté et placé en détention administrative au titre de la NSA sur l’ordre du magistrat du district de Saharanpur. Ce texte permet de placer des personnes en détention administrative pendant une période pouvant aller jusqu’à 12 mois pour des raisons, vaguement définies, de sécurité nationale et de protection de l’ordre public. C’est une loi répressive qui est utilisée dans plusieurs États indiens pour cibler des défenseurs des droits humains.
La veille de son arrestation au titre de la NSA, Chandrashekhar Azad s’était vu accorder une libération sous caution par la Haute Cour d’Allahabad - il était détenu depuis son arrestation du 8 juin 2017. Il avait notamment été inculpé d’émeute, d’incitation à la violence et de destruction de biens publics, à la suite d’affrontements entre des manifestants dalits et des groupes de castes dominantes dans le district de Saharanpur (Uttar Pradesh, Inde). Ces troubles sont intervenus après que deux hommes dalits ont été tués et au moins 50 maisons dalits incendiées dans le village de Shabbirpur (district de Saharanpur, Uttar Pradesh) par des hommes appartenant à une caste dominante en avril et mai 2017. Selon certains médias, le juge qui avait initialement ordonné la libération sous caution de Chandrashekhar Azad avait déclaré que les accusations portées contre celui-ci semblaient motivées par des considérations politiques.

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