Écrire Prolongation de la détention d’un artiste de cirque

Le 13 juin, un tribunal militaire a prolongé de six mois supplémentaires la détention sans inculpation de Mohammad Faisal Abu Sakha, artiste de cirque palestinien. Cette décision sera examinée par un juge militaire le 15 juin.

Le 13 juin, Mohammad Faisal Abu Sakha a fait l’objet d’une deuxième ordonnance de placement en détention administrative, qui prendra fin le 12 décembre, un an après son arrestation. Il pensait être libéré à l’expiration de la première ordonnance de détention administrative, au titre de laquelle il a été maintenu en détention sans inculpation ni jugement, mais il a appris à la dernière minute qu’elle avait été renouvelée pour six mois supplémentaires. Le 7 juin, des diplomates israéliens aux Pays-Bas avaient indiqué à Amnesty International qu’ils ne pensaient pas que l’ordonnance serait renouvelée. Un juge militaire examinera le 15 juin la décision rendue contre Mohammad Faisal Abu Sakha. Il a la possibilité de l’annuler, de la confirmer ou encore de réduire la durée de la détention.
Nous avons été informés qu’un juge militaire israélien a confirmé ce second ordre qui expire en décembre 2016.
Amnesty International est préoccupée par le fait que Mohammad Faisal Abu Sakha est peut-être incarcéré en raison de son affiliation ou de ses opinions politiques présumées.

Israël utilise la détention administrative pour maintenir en détention des personnes sans inculpation et sans révéler à ces dernières ni à leurs avocats les « preuves » retenues contre elles. Mohammad Faisal Abu Sakha est détenu sur la base d’accusations imprécises, et de « preuves » tenues secrètes.

Début juin, il a été transféré de la prison de Ketziot (dans la région septentrionale du Naqab/Néguev) dans le centre de détention de Salem (en Cisjordanie occupée), et interrogé par des agents de l’Agence israélienne de sécurité (AIS) avant d’être renvoyé une semaine plus tard dans la prison de Ketziot.

Mohammad Faisal Abu Sakha est artiste et enseignant à l’École de cirque de Palestine, à Birzeit, en Cisjordanie. Il avait dit, avant de faire l’objet d’une seconde ordonnance de détention, que s’il était remis en liberté il voulait simplement qu’on lui donne des quilles de jonglerie. ll a demandé que les militants du monde entier mènent campagne contre l’utilisation par les autorités israéliennes de la détention administrative, et en faveur des enfants palestiniens détenus par Israël.

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