Écrire Prolongation de la détention d’une militante en faveur de la justice sociale

Les autorités palestiniennes ont prolongé, pour la deuxième fois, la détention de Suha Jbara. Cette femme a été torturée par les forces de sécurité palestiniennes et observe une grève de la faim depuis le 22 novembre pour protester contre sa détention arbitraire. Sa prochaine audience doit avoir lieu le 20 décembre 2018.

Le 6 décembre, le tribunal de première instance de Jéricho, en Cisjordanie occupée, a approuvé la prolongation de la détention de Suha Jbara pour une nouvelle période de quinze jours, à la demande de l’accusation. Suha Jbara a été arrêtée le 3 novembre par les forces de sécurité palestiniennes à son domicile, à Turmusaya, près de Ramallah (Cisjordanie), puis emmenée au Centre de détention et d’interrogatoire de Jéricho, utilisé par le Comité conjoint de sécurité.

Amnesty International a rencontré Suha Jbara en prison le 4 décembre et a recueilli son témoignage direct au sujet des mauvais traitements que lui ont fait subir les agents chargés de l’interroger. Selon ce témoignage, Suha Jbara a été interrogée pendant trois jours consécutifs, au cours desquels elle a été torturée par plusieurs agents de sexe masculin. Elle a dit à Amnesty International qu’elle avait reçu des coups très violents dans la poitrine et dans le dos, et qu’on l’avait secouée, projetée contre un mur et menacée de violences sexuelles. « Il n’a pas cessé de m’insulter, employant un vocabulaire sexuel très grossier et violent, il a menacé de faire venir un médecin pour vérifier ma virginité, m’a traitée de putain et a menacé de s’en prendre à ma famille et de m’enlever mes enfants », a-t-elle témoigné.

Les autorités ont rejeté la requête de son avocat, qui avait demandé qu’elle soit examinée par un médecin légiste aux fins de vérification des allégations selon lesquelles elle avait été torturée au cours des interrogatoires. Suha Jbara a été emmenée à l’hôpital de Jéricho à au moins trois reprises depuis le début de sa grève de la faim et est à chaque fois retournée en prison. Ses avocats se voient refuser l’accès à son dossier, qui est détenu par le procureur général.

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