Écrire Quatre militants libérés, une autre reste en prison

Quatre membres d’un groupe de cinq militants dont la condamnation à deux ans de prison a été confirmée par un tribunal d’appel au Caire le 27 janvier ont été libérés le 18 novembre à la faveur d’une grâce présidentielle. Gamila Seryel Dain finira de purger sa peine dans une prison pour femmes.

Quatre membres d’un groupe de cinq militants ont été libérés le 18 novembre à la faveur d’une grâce présidentielle. Ces personnes sont : Mostafa Ibrahim Mohamed Ahmed, Karim Khaled Fathy, Mohamed Abdel Hamid et Ahmed Mohamed Said. Gamila Seryel Dain, cinquième militante inculpée et condamnée dans cette même affaire se trouve quant à elle toujours dans une prison pour femmes.

Un avocat de la défense a déclaré à Amnesty International le 21 novembre que les raisons pour lesquelles elle ne faisait pas partie des personnes graciées par le président ne sont pas claires. Elle a été acquittée fin 2015 dans une affaire séparée, et ne purgera donc que le reste de sa peine de deux ans d’emprisonnement, prononcée le 13 décembre 2015 et confirmée par un tribunal d’appel du Caire. L’avocat a indiqué que l’action visant à obtenir sa libération se poursuivra. Les deux charges retenues contre elle sont « rassemblement de plus de cinq personnes » et « manifestation sans autorisation ».

Ces militants ont été déclarés coupables d’avoir enfreint la loi égyptienne de 2013 sur les manifestations, un texte répressif qui restreint arbitrairement les droits aux libertés d’expression et de réunion pacifique, garantis par le droit international relatif aux droits humains et la Constitution égyptienne. Selon les avocats de la défense, il n’existait pas d’éléments concrets prouvant ces accusations. L’affaire reposait uniquement sur le rapport d’un agent de la Sûreté nationale, qui a affirmé que les cinq militants avaient pris part à une manifestation au carrefour de deux rues du Caire. Une communication du ministère des Transports confirme cependant que celui-ci n’avait reçu aucune information concernant une manifestation dans cette zone ce jour-là, ont dit les avocats.

Ahmed Mohamed Said, chirurgien et poète, a envoyé ce message de remerciements : « Je suis de nouveau libre grâce à vos efforts. Je vous suis très reconnaissant, à vous, défenseurs de la liberté du monde entier. J’ai laissé derrière moi en prison des milliers de personnes qui ont encore besoin de notre solidarité et de notre soutien. Je crois toujours que nous pouvons faire bouger les choses. La liberté est un droit et non pas un cadeau. »

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