Écrire Renouvellement de la détention administrative d’une députée

Israël a prolongé pour la troisième fois et sans inculpation ni jugement la détention administrative de Khalida Jarrar, députée palestinienne et personnalité politique de premier plan, de quatre mois supplémentaires.
Le 25 octobre, le tribunal militaire d’Ofer, en Cisjordanie occupée, a approuvé le renouvellement de la détention administrative de Khalida Jarrar pour quatre mois supplémentaires. Ce nouvel ordre de détention administrative, qui expirera le 28 février 2019, doit être confirmé par un juge militaire. La date de l’audience n’a pas encore été fixée. Khalida Jarrar est une députée palestinienne qui est incarcérée à la prison de HaSharon, dans le centre d’Israël, depuis le 2 juillet 2017. Le commandant militaire de la Cisjordanie a prononcé un ordre de détention administrative d’une durée de six mois à son encontre le 12 juillet 2017. Depuis, cette mesure a été renouvelée à trois reprises, les 31 décembre 2017, 17 juin 2018 et 25 octobre 2018. Bien que la durée de validité maximale des ordres de détention administrative soit de six mois, le droit militaire israélien prévoit qu’ils peuvent être renouvelés indéfiniment. Aussi, rien ne garantit que Khalida Jarrar sera libérée le 28 février 2019.
Khalida Jarrar est actuellement la seule femme palestinienne en détention administrative aux mains des autorités israéliennes. Selon Addameer, l’organisation palestinienne de défense des droits humains dont Khalida Jarrar a été vice-présidente du conseil d’administration et directrice, elle et d’autres détenues palestiniennes de la prison de HaSharon ont entamé une série d’actions de protestation depuis le 6 septembre. Elles protestent contre leurs conditions de détention et l’installation de caméras de surveillance dans la cour de la prison, où elles cuisinent, se lavent, prient et font de l’exercice. Les prisonnières considèrent cette mesure comme une violation de leur droit à l’intimité. Pendant 57 jours, elles ont boycotté la promenade quotidienne dans la cour en restant dans leurs cellules. En guise de représailles, l’administration pénitentiaire a empêché les prisonnières palestiniennes de recevoir des visites de leurs proches.

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