Écrire Risque de recours à une force excessive contre des manifestants

Des personnes qui manifestaient pacifiquement contre un projet minier à Casillas (Guatemala) et des passants ont reçu du gaz lacrymogène et ont été dispersés par la police antiémeute le 22 juin. On craint que la police, qui est toujours présente dans la région, ait à nouveau recours à une force excessive.

D’après un responsable de la communauté et plusieurs organisations internationales, le 22 juin, des agents de la police antiémeute ont utilisé du gaz lacrymogène sans discrimination ni sommation contre un groupe de personnes qui manifestaient contre un projet minier à Casillas (San Rafael Las Flores, Guatemala). Un grand nombre d’entre elles, dont des personnes âgées et des enfants, auraient été intoxiquées par le gaz lacrymogène. Quatre manifestants ont été arrêtés au cours de l’opération et libérés sans inculpation plus tard dans la journée.

Depuis le 8 juin, des personnes des communautés des alentours empêchaient pacifiquement l’accès aux véhicules liés au projet minier d’Escobal, afin de protester contre les tremblements de terre incessants qui, d’après eux, sont liés aux activités minières. Des policiers étaient présents depuis le début des manifestations, mais le 21 juin, des policiers antiémeutes sont arrivés. Le 22 juin vers 13 heures, après que les manifestants eurent demandé au conducteur d’un camion qui transportait des matériaux pour la mine de faire demi-tour, des policiers antiémeutes ont utilisé du gaz lacrymogène contre eux et les ont chassés. Des organisations de la société civile locales affirment que du gaz lacrymogène a également été utilisé dans des maisons et un établissement médical, où des enfants ont été intoxiqués et ont dû être évacués.

Le 22 juin, Amnesty International a contacté un agent du vice-ministère de la Sécurité, qui a indiqué qu’ils n’avaient pas encore reçu d’informations au sujet des événements à Casillas.

Des organisations internationales et des manifestants ont exprimé leurs craintes que la police continue à utiliser la force de manière excessive. En effet, quatre patrouilles de police ont été aperçues dans la communauté dans l’après-midi du 23 juin.

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