Écrire Risques pour la santé et la sécurité d’une réfugiée somalienne

Une réfugiée somalienne de 23 ans, qui aurait été violée en juillet dans l’État insulaire de Nauru, au centre du Pacifique, est actuellement enceinte de 15 semaines. Il faut qu’elle bénéficie de toute urgence d’un avortement et d’un soutien psychologique. Après l’avoir admise sur son territoire en vue d’une interruption de grossesse, qui n’a finalement pas eu lieu, l’État australien l’a expulsée vers Nauru, où sa santé et sa sécurité sont menacées.

Abyan (prénom fictif), une réfugiée somalienne de 23 ans, a demandé aux autorités australiennes de l’autoriser à entrer sur leur territoire afin qu’elle puisse interrompre sa grossesse, consécutive à un viol dont elle aurait été victime en juillet à Nauru, un État insulaire du centre du Pacifique. En effet, il n’est pas possible de bénéficier d’un avortement à Nauru, où cette pratique constitue une infraction.

En 2013, Abyan a tenté de se rendre en Australie en bateau afin d’y demander l’asile. Elle a débarqué sur l’île Christmas (un territoire appartenant à l’Australie et situé dans l’océan Indien) en octobre 2013. Dans le cadre de sa politique de délocalisation du traitement des demandes d’asile, l’Australie a transféré de force Abyan à Nauru afin que son dossier y soit examiné. Au moment du viol présumé, en juillet 2015, Abyan vivait à Nauru et le statut de réfugiée lui avait été accordé.

Après plusieurs requêtes, les autorités australiennes l’ont admise sur leur territoire le 11 octobre pour qu’il soit mis fin à sa grossesse et l’ont placée au centre de détention pour migrants de Villawood, à Sydney. Comme elle a raté un rendez-vous médical, elle a été renvoyée le 16 octobre à Nauru, où sa sécurité et sa santé sont menacées.

Les pouvoirs publics australiens soutiennent qu’Abyan a changé d’avis au sujet de son avortement pendant son séjour en Australie. Celle-ci nie ces affirmations et a indiqué clairement qu’elle souhaitait toujours une interruption de grossesse. Les autorités australiennes l’ont renvoyée illégalement à Nauru sans lui donner la possibilité de contester son transfert devant un tribunal.

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Marathon 2017 : SIGNEZ POUR LES DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS

Cette année, les 10 individus en danger du Marathon des lettres sont des défenseurs des droits humains. Ils ont tous besoin de votre aide. Nous vous proposons de signer pour eux, en un seul clic.