Écrire Sentences capitales et peines de prison à l’issue d’un procès inique

Un tribunal militaire égyptien a condamné à mort huit civils et 18 autres à de lourdes peines de prison à l’issue d’un procès manifestement inique fondé sur des « aveux » extorqués sous la torture.

Le 29 mai, un tribunal militaire égyptien a condamné à mort huit civils et 18 autres à des peines de prison. Ces hommes étaient inculpés d’appartenance à un groupe interdit, les Frères musulmans, de possession d’armes à feu et d’explosifs, et d’obtention sans autorisation d’informations militaires classées secrètes.

Dix-neuf prévenus étaient présents au tribunal. Six d’entre eux ont été condamnés à la peine capitale et 12 à des peines de prison comprises entre 15 et 25 ans, tandis qu’un autre accusé a été acquitté.

Leurs avocats ont déclaré que le tribunal avait ignoré les plaintes de leurs clients pour torture en détention, ainsi que leurs requêtes portant sur une enquête médicolégale. Les familles et les avocats de ces hommes ont déclaré à Amnesty International que les prévenus présentaient des blessures – brûlures et contusions notamment – sur le corps, et aussi sur les mains.

Ces hommes ont été interpellés entre le 28 mai et le 7 juin 2015, puis détenus au secret – parfois pendant plus de six semaines – dans des conditions s’apparentant à une disparition forcée, un crime relevant du droit international. Ils ont affirmé que durant cette période des agents du Renseignement militaire les ont torturés pour qu’ils avouent les accusations portées à leur encontre.

Le tribunal militaire a jugé neuf autres hommes par contumace, dont deux ont été condamnés à mort et six à des peines de 25 ans de prison. Un homme, qui avait déjà été libéré, a été acquitté.

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