Écrire Sheikh Nimr al Nimr exécuté

Sheikh Nimr al Nimr a été exécuté le 2 janvier. Sa famille n’avait pas été informée et sa dépouille ne leur a pas été rendue. Il avait été condamné à mort à l’issue d’un procès inique devant un tribunal antiterroriste.

Sheikh Nimr Baqir al Nimr a été exécuté le 2 janvier avec 46 autres détenus.

Les autorités n’avaient pas informé sa famille qu’il était sur le point d’être exécuté. Elles ont également refusé de rendre sa dépouille pour qu’il puisse être inhumé, en dépit des nombreuses demandes de sa famille, prolongeant ainsi leur souffrance. Des militants pensent que les autorités l’ont déjà inhumé.

Le Comité des droits de l’homme des Nations unies a insisté sur le fait qu’à la suite d’une exécution, « le refus de retourner la dépouille du condamné à mort pour qu’il puisse être inhumé [peut avoir] pour effet d’intimider ou de punir les familles en les laissant dans un état d’incertitude et de détresse psychologique ».

La condamnation à mort de Sheikh Nimr al Nimr avait dans un premier temps été confirmée par la chambre d’appel du Tribunal pénal spécial (SCC) de la capitale, Riyadh, puis par la Cour suprême plus tôt en 2015, sans que lui, sa famille ou son avocat n’en aient été informés. Il semblerait que le roi d’Arabie saoudite ait ratifié la condamnation à mort au cours de l’année 2015.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a déclaré qu’il était « profondément consterné par la récente exécution de 47 personnes par les autorités d’Arabie saoudite, notamment le religieux Sheikh Nimr Baqir al Nimr. Sheik al Nimr ainsi qu’un certain nombre d’autres détenus exécutés avaient été condamnés à l’issue de procès ayant donné lieu à de graves inquiétudes quant à la nature des chefs d’accusation et quant à l’équité du processus. Le haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Zeid Ra’ad Al Hussein, a déclaré qu’il « déplore l’exécution de Sheikh Nimr Al Nimr et de toute autre personne qui n’avait pas commis un crime considéré comme faisant partie des "crimes les plus graves" au titre du droit international relatif aux droits humains ».

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