Écrire Treize militants pacifiques risquent un procès

Dix étudiants et trois défenseurs des droits du travail ont été arrêtés le 23 juin pour avoir distribué des tracts sur le référendum constitutionnel qui aura lieu en Thaïlande le 7 août. Sept des étudiants sont détenus au centre de détention provisoire de Bangkok.

Le 23 juin, des militaires et des policiers ont arrêté dix étudiants et trois défenseurs des droits du travail qui distribuaient des tracts sur un marché du district de Bang Phli, dans la province de Samut Prakhan, à la périphérie de Bangkok (la capitale thaïlandaise). La police les a gardés une nuit en détention et le tribunal militaire de Bangkok a libéré six d’entre eux sous caution le 24 juin. Il a envoyé les sept autres au centre de détention provisoire de Bangkok, où ils sont toujours incarcérés. Ils doivent comparaître devant le tribunal militaire de Bangkok le 5 juillet pour un réexamen de leur ordre de détention.

Tous sont accusés d’avoir enfreint une interdiction des réunions politiques de plus de quatre personnes et d’avoir mené campagne en vue d’influencer les électeurs lors du référendum constitutionnel organisé le 7 août en Thaïlande. Ils encourent des peines de 10 ans et de six mois d’emprisonnement, une amende de 210 000 bahts (environ 5 380 euros) et une interdiction de voter pendant 10 ans, en vertu de la Loi de 2016 relative au référendum constitutionnel et du décret 3/2015 du Conseil national pour la paix et l’ordre.

Sept des étudiants – Rangsiman Rome, Anan Loket, Yuttana Dasri, Korakoch Saengyenpan, Thirayut Napnaram, Somsakol Thongsuksai et Nantapong Panmat – ont été envoyés au centre de détention provisoire de Bangkok après avoir refusé d’accepter la compétence du tribunal militaire et de demander une libération sous caution le 24 juin. Rangsiman Rome et Korakoch Saengyenpan sont déjà poursuivis pour rassemblement politique illégal en raison de leur participation aux manifestations du Nouveau mouvement pour la démocratie, un mouvement étudiant de protestation en faveur de la démocratie qui a été créé en 2015 à la suite de la répression des manifestations étudiantes lors du premier anniversaire du coup d’État militaire de 2014. Rangsiman Rome est également accusé de sédition.

Le tribunal militaire a accordé une libération sous caution à trois défenseurs des droits du travail – Konchanok Tanakhun, membre du comité de la Fédération thaïlandaise des ouvriers du textile, de l’habillement et du cuir, Tueanjai Waengkham et Pimai Ratwongsa, membres de la branche thaïlandaise du syndicat Triumph International – et à trois étudiants : Worawut Butmat, Rackchart Wong-arthichart et Phanthip Saengathit. Il leur a imposé des conditions strictes pour cette libération, notamment l’interdiction d’aider ou de participer à des manifestations publiques.

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir