Écrire Trois défenseurs des droits humains toujours détenus

Cinq des huit défenseurs des droits humains de l’organisation Tracks for Training and Human Development (Tracks) ont été libérés sous caution entre le 30 mai et le 6 juin. Aucun d’eux n’a été inculpé. Les trois autres sont toujours détenus arbitrairement et sans inculpation à Khartoum.

Arwa Elrabie (employée) et Raye Imany Leyla (bénévole) ont été libérées le 30 mai moyennant une caution de 5 000 livres soudanaises (environ 820 dollars des États-Unis). Khuzaini Elhadi Rajab (employé), Shazali Ibrahim El Sheikh (employé) et Al Hassan Kheiry (employé) ont été libérés sous caution également, le 5 et le 6 juin. Khalafalla A. Mukhtar (directeur de Tracks), Mustafa Adam (visiteur appartenant à l’organisation Al Zarqa) et Midhat A.
Hamdan (employé), en revanche, sont toujours détenus par le procureur du Service national de la sûreté et du renseignement. Accusés d’infractions portant atteinte à la sûreté de l’État, ils n’ont toutefois pas été inculpés pour l’instant. Ces trois hommes ont pu avoir des contacts avec leur famille.

Khalafalla A. Mukhtar, qui souffre d’une pathologie cardiaque, a été autorisé à consulter un médecin de façon périodique. Les huit militants cités s’étaient présentés le 22 mai dans les locaux du Service national de la sûreté et du renseignement, à Khartoum, en réponse à une convocation émise le 19. Ils ont ensuite été déférés au parquet du Service national de la sûreté et du renseignement, où ils ont été détenus.

Le 11 juin, des agents en civil du Service national de la sûreté et du renseignement ont effectué une descente au domicile de Khalafallah A. Mukhtar, ainsi que chez ses frères Haider al Afif et Abaquir al Afif et chez leur mère. Ils ont saisi des documents, notamment des manuels à destination des défenseurs des droits humains. Haider al Afif a été détenu en 5 h 30 et 7 heures du matin dans les locaux du Service national de la sûreté et du renseignement. Il a été menacé par l’un des agents et contraint à signer un document l’obligeant à se présenter à cet endroit en cas de convocation.

Amnesty International estime que le harcèlement incessant, l’arrestation arbitraire et la détention des défenseurs des droits humains concernés ne sont liés qu’au fait que ces personnes exercent pacifiquement leurs droits aux libertés d’expression et d’association ; elle considère donc ces militants comme des prisonnier d’opinion.

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