Écrire Un ancien parlementaire bahreïnite arrêté

Le 6 août 2019, des membres de la Direction des enquêtes criminelles (CID) ont arrêté l’ancien parlementaire bahreïnite Osama Jaber Muhana al Tamimi chez lui. La CID a annoncé qu’il était arrêté pour fraude.

Depuis 2012, les autorités gouvernementales portent à son encontre de fausses accusations dans la presse liée au gouvernement.

Ces derniers mois, Osama Jaber Muhana al Tamimi a été convoqué à plusieurs reprises pour être interrogé, tandis que des infractions non résolues ont ciblé ses entreprises personnelles.

L’ancien député Osama Jaber Muhana al Tamimi était connu pour ses franches critiques du gouvernement lorsqu’il siégeait au Parlement et comme étant l’un des rares parlementaires sunnites prêts à dénoncer la répression exercée par l’élite sunnite au pouvoir contre la population à majorité chiite. Dans un discours d’avril 2012, il a appelé à la démission du Premier ministre, ce qui était l’une des demandes phares du soulèvement de 2011. Le 20 mai 2014, le Conseil des représentants (Parlement) l’a exclu à la faveur d’un vote secret à la suite de délibérations menées à huis clos.

Depuis 2012, Osama Jaber Muhana al Tamimi est la cible d’actes de harcèlement imputables aux autorités gouvernementales et de fausses accusations publiées dans la presse liée au gouvernement, tandis que sa sécurité et ses affaires personnelles ont été visés par plusieurs crimes, toujours pas résolus.

En juillet 2013, un feu inexpliqué a détruit le club de boxe lui appartenant, dans la ville de Salmabad. En septembre 2013, le journal al Ayam a affirmé sur la base d’un document fabriqué que l’ambassade américaine l’avait « recruté » pour « servir les intérêts américains ».

En novembre 2016, Osama Muhana al Tamimi a été condamné à un mois de prison pour avoir « insulté » un policier. Lors de sa libération après avoir purgé sa peine, en 2017, il a été contraint de verser plus de 59 000 euros au poste de police d’al Hoora. Les autorités lui ont dit oralement que s’il ne payait pas ce montant, il serait renvoyé en prison.

Le 4 juin 2019, le centre de gym d’Osama al Tamimi a été détruit dans un deuxième incendie inexpliqué.

J'agis

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Excellence,

Le 6 août 2019, des membres de la Direction des enquêtes criminelles (CID) ont arrêté l’ancien parlementaire bahreïnite Osama Jaber Muhana al Tamimi, après avoir forcé la porte d’entrée de son domicile. Le lendemain, la CID a annoncé qu’il avait été arrêté sur ordre du procureur général pour fraude. L’ancien député se trouve dans le collimateur des autorités depuis 2012 et au cours des derniers mois, il a été convoqué à plusieurs reprises pour interrogatoire.

Le 15 juin, des policiers en uniforme au volant de voitures banalisées ont stoppé Osama Jaber Muhana al Tamimi sur la voie publique et lui ont demandé de leur présenter sa carte d’identité, ce qu’il a fait. Sans présenter de mandat d’arrêt, ils ont alors exigé de voir son téléphone portable, ce qu’il a refusé. Il a quitté les lieux au volant de sa voiture et a été suivi de manière agressive par des voitures de police banalisées. Plus tard dans la journée, il s’est rendu avec sa famille à l’ambassade des États-Unis et a tenté d’entrer dans le but de solliciter une protection physique et l’asile politique.
L’ambassade a demandé à la police de Bahreïn de l’évacuer des lieux.

« Puisqu’il y a de bonnes raisons de croire que les accusations portées par la CID pourraient avoir un caractère politique, nous vous demandons de lui accorder une libération provisoire, dans l’attente du procès. En outre, les principes de procédure régulière reconnus par le droit international – qui ont été jusqu’à présent ignorés – doivent lui être garantis dans les meilleurs délais. Amnesty International suivra de près l’affaire d’Osama Jaber Muhana al Tamimi. »

Veuillez agréer, Excellence, l’expression de ma haute considération,

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