Écrire Un artiste de cirque détenu depuis 554 jours en Israël

Le 12 juin, le tribunal militaire d’Ofer, en Cisjordanie occupée, près de Ramallah, a renouvelé l’ordre de détention administrative émis contre Mohammad Faisal Abu Sakha pour trois mois. Cet artiste de cirque et enseignant palestinien est détenu sans inculpation ni jugement depuis le 14 décembre 2015.

Le 12 juin, le tribunal militaire d’Ofer en Cisjordanie occupée a renouvelé l’ordre de détention administrative visant Mohammad Faisal Abu Sakha, 25 ans, pour une durée de trois mois. Sa précédente détention administrative de six mois devait prendre fin le 11 juin. Cette décision intervient après que la Haute Cour de Jérusalem a statué le 10 mai que le renouvellement de sa détention administrative devait être limité à une seule période supplémentaire de trois mois. La décision de la Haute Cour fait suite au recours déposé par l’avocat de Mohammad Faisal Abu Sakha, Mahmoud Hassan, qui travaille pour l’ONG de défense des droits des prisonniers palestiniens Addameer, contre le renouvellement de sa détention administrative.

Le 12 juin, Mohammad Faisal Abu Sakha n’était pas présent lors de l’audience. Amnesty International s’oppose à la détention administrative car elle constitue une violation du droit à la liberté et du droit à un procès équitable. Des personnes peuvent être détenues sans inculpation ni jugement indéfiniment, sans être informées des accusations portées à leur encontre et sans avoir la possibilité d’examiner les éléments à charge ni de préparer leur défense. Amnesty International estime en outre que le recours par Israël à la détention administrative peut être assimilé à un traitement cruel, inhumain et dégradant, car les détenus sont dans l’impossibilité de connaître les motifs de leur détention et ignorent quand ils seront remis en liberté.

Mohammad Faisal Abu Sakha est toujours détenu à la prison de Ketziot, qui se situe en Israël, en violation flagrante de la Quatrième Convention de Genève, qui dispose que les détenus issus de la population d’un territoire occupé doivent être détenus sur ce territoire. Sa famille, qui vit en Cisjordanie occupée, doit demander des permis aux autorités israéliennes pour lui rendre visite et rencontre des difficultés pour les obtenir. Son père et sa mère se sont vus refuser ces permis pour des raisons de « sécurité » pendant la quasi-totalité du dernier trimestre de 2016.

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