Écrire Un autre membre de l’ACPRA condamné à une peine d’emprisonnement

Le défenseur des droits humains Abdulaziz al Shubaily a été déclaré coupable et condamné le 29 mai à huit ans d’emprisonnement par le Tribunal pénal spécial de Riyadh en raison de ses activités pacifiques de défense des droits humains. Il est l’un des membres fondateurs de l’Association saoudienne des droits civils et politiques (ACPRA). S’il est emprisonné, il sera de fait un prisonnier d’opinion.

Abdulaziz al Shubaily a été condamné le 29 mai à une peine de huit ans d’emprisonnement, suivie d’une interdiction de voyager d’une durée de huit ans pendant laquelle il lui sera interdit d’écrire sur les médias sociaux. Le Tribunal pénal spécial l’a déclaré coupable d’avoir « commis une diffamation contre le Conseil des grands oulémas », « insulté l’intégrité du système judiciaire et des juges, et contesté leur indépendance », « accusé les autorités gouvernementales d’avoir commis des violations des droits humains », « enfreint l’article 6 de la Loi relative à la lutte contre la cybercriminalité » en ayant « incité l’opinion publique à se retourner contre les dirigeants du pays et signé des déclarations en ligne appelant la population à manifester », et « insisté pour contester la décision de justice de dissoudre l’ACPRA ». Abdulaziz al Shubaily a également reçu l’ordre de signer une déclaration l’engageant à ne pas reprendre ses activités militantes. Ces charges sont motivées par des considérations politiques puisqu’elles ont trait à son travail de défense des droits humains avec l’ACPRA, notamment à des rapports publiés par l’organisation et des tweets accusant le ministre de l’Intérieur de violations flagrantes et systématiques des droits humains.

Abdulaziz al Shubaily a été convoqué pour un interrogatoire en novembre 2013, il a été formellement inculpé en juillet 2014, et il a comparu devant le Tribunal pénal spécial le 24 septembre 2014. En mars 2015, il a en outre été accusé d’avoir « communiqué avec des organisations étrangères » et fourni des informations à Amnesty International pour deux rapports de l’organisation. Le ministère public et le tribunal ont ignoré les demandes répétées d’Abdulaziz al Shubaily qui souhaitait voir les éléments de preuve concernant cette accusation. Abdulaziz al Shubaily a été l’avocat de neuf des 11 membres de l’ACPRA qui ont fait l’objet de poursuites depuis décembre 2012. Il est l’un des derniers membres fondateurs actifs de l’ACPRA à avoir été condamné.

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Marathon 2017 : SIGNEZ POUR LES DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS

Cette année, les 10 individus en danger du Marathon des lettres sont des défenseurs des droits humains. Ils ont tous besoin de votre aide. Nous vous proposons de signer pour eux, en un seul clic.