Écrire Un avocat dont on était sans nouvelles serait aux mains de la police

L’avocat spécialiste des droits humains à Pékin Jiang Tianyong, dont on est sans nouvelles depuis le 21 novembre, serait en garde à vue parce qu’il serait soupçonné d’avoir « divulgué des secrets d’État ». On ignore toujours où il se trouve. N’ayant pas accès à un avocat, il risque de subir des actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements.
Selon des médias de Chine continentale, Jiang Tianyong a été placé en garde à vue parce qu’il aurait « possédé illégalement plusieurs documents classés secrets d’État et pactisé avec des institutions, des organisations et des personnes étrangères, et [qu’] il est soupçonné d’avoir divulgué illégalement des secrets d’État à l’étranger ». Ces informations, parues vendredi 16 décembre vers 21 heures, citaient des responsables de la sécurité publique, sans les nommer. Le lieu où se trouve Jiang Tianyong n’a pas été mentionné, et on ne sait toujours pas quel bureau de la sécurité publique s’occupe de cette affaire.
D’après les informations diffusées dans les médias, avant d’être accusé d’avoir divulgué des secrets d’État Jiang Tianyong avait été détenu administrativement pendant neuf jours, pour avoir utilisé la carte d’identité d’une autre personne pour acheter un billet de train de Changsha (province du Hunan) à Pékin le 21 novembre. D’après les mêmes sources, des responsables de la sécurité publique auraient informé la famille de Jiang Tianyong le 1er décembre de cette sanction, conformément à la loi. Ses proches réfutent ces affirmations et affirment qu’ils n’ont reçu aucune information officielle concernant Jiang Tianyong depuis sa disparition.
Avant la publication de ces informations dans la presse, l’avocat et le père de Jiang Tianyong s’étaient rendus dans deux bureaux de la sécurité publique ; le premier à Zhengzhou, dans la province du Henan, où le statut de résident (« hukou ») de Jiang Tianyong est enregistré, et le second à la gare de Changsha, où il a été aperçu pour la dernière fois. À chaque fois, les responsables de la sécurité publique ont refusé de leur fournir des informations.
L’épouse de Jiang Tianyong, Jin Bianling, a indiqué que des policiers et des agents de la sécurité publique s’étaient introduits dans deux des domiciles temporaires de Jiang Tianyong à Pékin le 4 décembre, et qu’ils avaient saisi plusieurs objets personnels de Jiang Tianyong.

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