Écrire Un avocat et des militants détenus pour des posts sur facebook

Le 29 avril, Prawet Prapanukul, avocat, Danai, Wanchai et trois autres hommes ont été arrêtés par des membres d’une force de sécurité militaire conjointe. Ils ont été maintenus en détention dans un lieu inconnu pendant cinq jours. Le 3 mai, le tribunal pénal de Bangkok a ordonné leur placement en détention provisoire. Ils ont été pris pour cibles dans le contexte d’une campagne de répression visant les personnes qui partagent ou expriment sur Internet des points de vue critiques à l’égard des autorités. S’ils sont déclarés coupables, ils seront passibles d’une peine de 15 à 50 ans de réclusion, alors qu’ils n’ont fait que partager et commenter des posts sur Facebook.

Le 3 mai, le tribunal pénal de Bangkok a ordonné le placement en détention provisoire de Prawet Prapanukul, avocat, Danai, Wanchai et trois autres hommes, dans l’attente des résultats d’une enquête de police sur des allégations selon lesquelles les six hommes auraient enfreint l’article 112 du Code pénal thaïlandais (la Loi sur le crime de lèse-majesté) et la Loi sur la cybercriminalité. Il semble qu’on leur reproche d’avoir partagé un ou plusieurs messages Facebook de Somsak Jeamteerasakul, historien et universitaire en exil, portant entre autres sur le retrait inexpliqué, à Bangkok, d’une plaque perpétuant le souvenir de la révolution qui a mis fin à la monarchie absolue en Thaïlande. Les autorités ont menacé de poursuivre les personnes qui partagent les messages du professeur Somsak ou le suivent en ligne. Prawet Prapanukul a également été inculpé de sédition, au titre de l’article 116 du Code pénal, pour avoir critiqué les autorités sur Facebook.

Les six hommes sont toujours incarcérés dans le centre de détention provisoire de Bangkok, où ils se trouvent depuis le 3 mai. Le 4 mai, le tribunal pénal a rejeté une demande de mise en liberté sous caution déposée par deux d’entre eux.

Des membres d’une force de sécurité conjointe ont arrêté les six hommes le 29 avril, fouillé leur domicile et saisi des appareils électroniques. Aucun mandat d’arrestation ou de perquisition n’aurait été présenté. Selon le témoignage des intéressés, on leur a bandé les yeux avant de les emmener de leur domicile à un lieu de détention militaire. Le 2 mai, les médias ont relayé la crainte que Prawet Prapanukul et Danai n’aient été victimes d’une disparition forcée, les autorités n’indiquant pas où ils se trouvaient et ne reconnaissant pas leur arrestation. Le 3 mai, des soldats du camp militaire du 11e cercle ont transféré le groupe, jusque-là détenu arbitrairement au secret, devant le tribunal pénal de Bangkok, puis dans le centre de détention provisoire de Bangkok.

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