Écrire Un avocat spécialiste des droits humains doit être libéré

Ibrahim Metwaly, avocat spécialiste des droits humains et cofondateur de l’organisation Familles de disparus en Égypte, a été arrêté le 10 septembre alors qu’il se rendait à Genève en vue d’une intervention devant le Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires. Il a été détenu au secret pendant deux jours par les forces de sécurité égyptiennes, puis un procureur a ordonné son maintien en détention pendant 15 jours supplémentaires dans l’attente d’une enquête.

Le 12 septembre, le service du procureur général de la sûreté de l’État a ordonné le placement en détention de l’avocat spécialiste des droits humains Ibrahim Metwaly pendant 15 jours dans l’attente d’une enquête pour création et direction d’une organisation illégale (Familles de disparus en Égypte), « complot avec des instances étrangères en vue de porter atteinte à la sécurité nationale égyptienne » et « publication de fausses nouvelles ». Ibrahim Metwaly a 52 ans et souffre de douleurs dorsales chroniques.

Ibrahim Metwaly devait prendre un vol pour Genève le 10 septembre à 9 h 45 après avoir été invité par le Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires à intervenir sur la question des disparitions forcées en Égypte. Il est arrivé à l’aéroport à 9 h 05 et a été abordé par une personne prétendant travailler pour EgyptAir qui l’a conduit dans un lieu indéterminé au sein de l’aéroport. Les forces de sécurité égyptiennes l’ont détenu au secret pendant deux jours dans un lieu indéterminé. Il est réapparu le 12 septembre, lors de sa comparution devant le procureur général de la sûreté de l’État au Caire. La police a effectué une descente à son domicile, dans la ville de Kafr el Sheikh, en mettant tout sens dessus dessous.

Parmi les éléments présentés pour incriminer Ibrahim Metwaly figure une lettre d’invitation du Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires. Amnesty International estime que les accusations portées contre Ibrahim Metwaly sont dénuées de tout fondement et constituent une mesure de représailles faisant suite à son exercice pacifique du droit à la liberté d’expression et d’association. C’est la deuxième fois que les autorités prennent pour cible un membre de Familles de disparus en Égypte, après l’arrestation de l’autre cofondatrice de l’organisation, Hanan Badr el Din, le 20 mai dernier.

Selon une organisation locale de défense des droits humains, la Commission égyptienne pour les droits et les libertés, au moins 165 personnes ont été victimes de disparition forcée aux mains des forces de sécurité entre janvier et août 2017.

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