Écrire Un avocat spécialiste des droits humains est détenu dans des conditions déplorables

Ibrahim Metwaly, avocat spécialiste des droits humains, est détenu à l’isolement et a formulé des allégations de torture et d’autres mauvais traitements. Cofondateur de l’organisation Familles de disparus en Égypte, il est détenu depuis le 10 septembre et n’a pas pu voir sa famille depuis lors.

Ibrahim Metwaly a dit à ses avocats le 20 septembre qu’après son arrestation à l’aéroport le 10 septembre, les forces de sécurité l’ont détenu là-bas toute la nuit avant de le transférer dans la bâtiment de la sécurité nationale, dans le district d’Abasseya, au Caire. Il a également rapporté que des agents de la sécurité nationale l’ont déshabillé intégralement, l’ont soumis à des décharges électriques sur diverses parties du corps, lui ont jeté de l’eau dessus et l’ont frappé. Les agents lui ont demandé des détails sur ses actions de militant concernant les disparitions forcées en Égypte, alors qu’aucun avocat n’était présent. Deux jours après sa détention, Ibrahim Metwaly a été interrogé par le procureur général de la sûreté de l’État, à qui il a dit qu’il avait été torturé. Pour l’instant, on ignore si les autorités égyptiennes ont menée une enquête sur la torture subie par Ibrahim Metwaly.

Après son interrogatoire par la Cour, les autorités égyptiennes ont déplacé Ibrahim Metwaly dans la prison de sécurité maximale de Tora, dans la banlieue sud du Caire, où il est détenu à l’isolement. Le sol de sa cellule est recouvert d’eau, il n’y a pas d’électricité et aucune literie n’est fournie. Son avocat a rapporté ces conditions, mais les autorités pénitentiaires n’ont pas agi en conséquence.

Ibrahim Metwaly fait l’objet d’une enquête pour « création et direction d’une organisation illégale » (Familles de disparus en Égypte), « complot avec des instances étrangères en vue de porter atteinte à la sécurité nationale égyptienne » et « publication de fausses nouvelles ». Amnesty International estime que les accusations portées contre lui constituent une mesure de représailles faisant suite à son exercice pacifique du droit à la liberté d’expression et d’association. Les proches d’Ibrahim Metwaly ont essayé de lui rendre visite le 25 septembre, mais les autorités pénitentiaires ont rejeté leur demande, affirmant qu’il n’avait pas le droit de recevoir de visiteurs.

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