Écrire Un défenseur des droits des dalits est toujours détenu sans inculpation

Chandrashekhar Azad « Ravan », éminent défenseur des droits des dalits (opprimés), est en détention administrative depuis le 3 novembre 2017. Il est prévu qu’elle s’achève en mai 2018. Cependant, en application de la Loi relative à la sécurité nationale (NSA), Chandrashekhar Azad peut être détenu sans inculpation ni jugement pendant une période pouvant aller jusqu’à 12 mois.
Cela fait maintenant près de six mois que Chandrashekhar Azad est en détention administrative, sans avoir été jugé ni même inculpé. Son placement en détention administrative fait suite à la recommandation d’un conseil consultatif non judiciaire, qui a soumis aux autorités de l’Uttar Pradesh un rapport préconisant que Chandrashekhar Azad soit détenu pendant six mois, à partir du 2 novembre 2017.
Le 3 novembre 2017, Chandrashekhar Azad, fondateur de l’« Armée Bhim » (Bhim Army), une organisation de défense des droits des dalits, a été arrêté et placé en détention administrative en vertu de la Loi relative à la sécurité nationale (NSA), sur l’ordre du magistrat de district de Saharanpur. Ce texte permet de placer des personnes en détention administrative pour une période pouvant aller jusqu’à 12 mois pour des raisons, vaguement définies, de sécurité nationale et de protection de l’ordre public. C’est une loi répressive qui est utilisée dans plusieurs États indiens pour cibler des défenseurs des droits humains.
Des audiences consacrées à la détention administrative de Chandrashekhar Azad ont actuellement lieu devant le conseil consultatif compétent. Selon l’avocat de Chandrashekhar Azad, les autorités de l’Uttar Pradesh insistent pour qu’il soit maintenu en détention pendant une durée pouvant aller jusqu’à six mois lorsque prendra fin sa période de détention actuelle, en mai 2018.
La veille de son arrestation au titre de la NSA, Chandrashekhar Azad s’était vu accorder une libération sous caution par la Haute Cour d’Allahabad - il était détenu depuis son arrestation du 8 juin 2017. Il avait notamment été inculpé d’émeute, d’incitation à la violence et de destruction de biens publics, à la suite d’affrontements entre des manifestants dalits et des groupes de castes dominantes dans le district de Saharanpur (Uttar Pradesh, Inde). Ces troubles sont intervenus après que deux hommes dalits ont été tués et au moins 50 maisons dalits incendiées dans le village de Shabbirpur (district de Saharanpur, Uttar Pradesh) par des hommes appartenant à une caste dominante en avril et mai 2017. Selon certains médias, le juge qui a ordonné la libération sous caution de Chandrashekhar Azad a déclaré que les accusations portées contre celui-ci semblaient motivées par des considérations politiques.

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