Écrire Un défenseur des droits humains a besoin d’un examen de dépistage du cancer de toute urgence

Le défenseur des droits humains Arash Sadeghi souffre d’une tumeur osseuse qui pourrait être cancéreuse. Les autorités ignorent l’avis médical recommandant son transfert immédiat vers un établissement spécialisé dans le traitement des cancers.
Arash Sadeghi, un prisonnier d’opinion et défenseur des droits humains de 31 ans gravement malade, a appris qu’il avait une tumeur au niveau du coude qui pourrait être cancéreuse. Au cours des 18 derniers mois, il a souffert de douleurs persistantes au coude et aux épaules. Au lieu de lui faire passer des examens, l’infirmerie de la prison lui a simplement prescrit des anti-inflammatoires. Fin mai 2018, il a enfin pu passer une radiographie à l’infirmerie de la prison de Rajai Shahr, à Karaj. Peu de temps après, un examen par IRM (imagerie par résonance magnétique) a été pratiqué hors de la prison. Il a ensuite été examiné de manière inattendue par un cancérologue. Arash Sadeghi a déclaré qu’il avait été très surpris par cet examen médical et que le médecin n’avait répondu à aucune de ses nombreuses questions. Arash Sadeghi a seulement entendu une conversation de membres du personnel disant qu’il se pouvait qu’il ait un « sarcome osseux ». Il a appris par la suite qu’un sarcome osseux est une forme rare de cancer qui se développe souvent dans les os des bras et des jambes. Le 13 juin, il a été conduit à un autre rendez-vous médical à l’extérieur de la prison pendant lequel un garde lui a permis de consulter rapidement son dossier médical. C’est à ce moment qu’il a découvert que les médecins avaient trouvé une tumeur au niveau de son coude et recommandaient son transfert immédiat vers l’institut de cancérologie de l’hôpital Imam Khomeini en vue de déterminer si la tumeur était cancéreuse. Le bureau du procureur n’a cependant pas autorisé Arash Sadeghi et sa famille à consulter la totalité de son dossier médical.
Dans les jours qui ont suivi, Arash Sadeghi s’est entretenu avec un membre du personnel à l’infirmerie de la prison qui lui a dit que « le temps pressait » et qu’il fallait qu’il passe des examens de dépistage du cancer des os immédiatement. Sa famille a par la suite demandé au bureau du procureur d’autoriser son transfert vers l’hôpital Imam Khomeini. Le bureau du procureur a cependant rejeté la demande et a ordonné qu’il soit traité à l’hôpital de Madani, à Karaj. Amnesty International est préoccupée par le fait que l’hôpital de Madani ne dispose pas de l’équipement et des compétences nécessaires pour dépister et traiter un cancer des os. Cet hôpital travaille par ailleurs en partenariat avec l’administration pénitentiaire, ce qui permet aux autorités de contrôler les dossiers médicaux des détenus et d’en limiter ou d’en interdire l’accès aux détenus et à leurs proches.

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