Écrire Un défenseur des droits humains a perdu son dernier appel

Le 31 décembre 2018, la Cour de cassation de Bahreïn a confirmé la peine de cinq ans d’emprisonnement de Nabeel Rajab, défenseur des droits humains et prisonnier d’opinion. Il a été reconnu coupable de « diffusion de fausses rumeurs en temps de guerre », « outrage à un pays étranger » et « outrage aux autorités publiques », en lien avec des tweets pacifiques portant sur la guerre au Yémen et sur des allégations d’actes de torture commis à la prison de Jaww. Nabeel Rajab a épuisé toutes les voies de recours juridiques à sa disposition dans cette affaire. Amnesty International continuera de demander sa libération immédiate et sans conditions, ainsi que l’annulation de ses condamnations et peines.

AUCUNE ACTION COMPLÉMENTAIRE N’EST REQUISE. UN GRAND MERCI À TOUTES LES PERSONNES QUI ONT ENVOYÉ DES APPELS.

Le 31 décembre 2018, la Cour de cassation de Bahreïn a réexaminé l’affaire du défenseur des droits humains Nabeel Rajab et a rendu sa décision le même jour, confirmant sa peine de cinq ans d’emprisonnement. Il est en détention à la prison de Jaww, au sud de Manama.

Le 21 février 2018, la Haute Cour criminelle a condamné Nabeel Rajab à cinq ans d’emprisonnement, pour avoir publié et retweeté sur son compte Twitter des commentaires pacifiques portant sur les civils tués dans le contexte du conflit au Yémen par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, et sur des allégations de torture dans la prison de Jaww. Il a été déclaré coupable, au titre du Code pénal de Bahreïn, de « diffusion de fausses rumeurs en temps de guerre » (article 133), d’« outrage à un pays étranger » (article 215) et d’« outrage aux autorités publiques » (article 216). Le 5 juin 2018, sa condamnation a été confirmée en appel.

Nabeel Rajab purge également une peine de deux ans d’emprisonnement, qui a été confirmée le 15 janvier 2018 par la Cour de cassation, en raison d’entretiens télévisés qu’il a donnés en 2015 et 2016. Il a été déclaré coupable d’avoir « diffusé des rumeurs et de fausses informations au sujet de la situation interne du royaume qui risquent de porter atteinte à son prestige et à son statut ».

Nabeel Rajab est un éminent défenseur des droits humains et le président du Centre des droits humains de Bahreïn. Son arrestation le 13 juin 2016 a été condamnée dans le monde entier. Nabeel Rajab est tenu au courant des actions menées en son nom par Amnesty International et plusieurs autres organisations de défense des droits humains. Il a exprimé sa gratitude à plusieurs reprises et a encouragé les personnes qui l’ont soutenu quand sa situation semblait désespérée et leur a remonté le moral.

Amnesty International n’abandonnera pas Nabeel Rajab. L’association continue de suivre sa situation et réagira comme il convient en cas d’évolution.

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