Écrire Un défenseur des droits humains attaqué en diffamation

I Wayan Suardana, éminent défenseur des droits humains à Bali, est attaqué en diffamation pour avoir publié sur son compte Twitter des messages tournant en dérision les partisans du projet de réhabilitation à grande échelle lancé par un promoteur privé à Benoa Bay (sud de Bali).

Le 15 août, I Wayan « Gendo » Suardana, un défenseur des droits humains du Forum indonésien pour l’environnement (WALHI), a été dénoncé par les militants de Posko Perjuangan Rakyat (« Message de lutte du peuple », Pospera), une organisation populaire ayant des affiliations politiques, à la Direction des enquêtes criminelles de la police nationale et à cinq sièges provinciaux de la police. Les militants affirment que Gendo a fait des commentaires diffamatoires contre leur organisation et le président de son conseil d’administration, qui est également un député du parti au pouvoir.

Dans un message publié sur Twitter, Gendo a fait référence à Pospera sous la dénomination Pos Pemeras Rakyat (« Message d’extorsion du peuple ») et a fait un jeu de mots sur le nom d’un des dirigeants en l’appelant Napitufulus (fulus signifiant « argent ») au lieu de Napitupulu. Les militants de Pospera ont déposé une plainte pour diffamation contre Gendo en vertu de l’article 28(2) de la Loi n° 11/2008 relative aux informations et aux transactions électroniques (ITE) et pour haine à l’égard d’une ethnie en vertu de l’article 16 de la Loi n° 40/2008 relative à l’élimination de la discrimination raciale et ethnique. La police a ouvert une information judiciaire pour diffamation.

Depuis quelques années, Gendo est un membre actif d’une coalition appelée Forum de Bali contre la réhabilitation (ForBALI) et organise des manifestations pacifiques de grande ampleur contre un ambitieux projet de réhabilitation lancé par un promoteur privé à Benoa Bay, dans le sud de Bali.

ForBALI, composé de militants étudiants balinais, de militants écologiques, d’organisations non gouvernementales (ONG), d’artistes et de membres de la communauté coutumière, estime que le projet porterait atteinte à la conservation de l’environnement et de la culture. Le promoteur prévoit de construire un complexe de luxe comprenant des villas, des appartements, des centres d’affaires et un parc de loisir sur quatre nouvelles îles artificielles. S’il est inculpé et déclaré coupable, Gendo encourt six ans d’emprisonnement et une amende d’un milliard de roupies indonésiennes (environ 82 500 dollars des États-Unis).

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