Écrire Un défenseur des droits humains contraint de quitter le pays

Evan Mawarire a quitté le Zimbabwe car il craignait pour sa vie. La police continue à le rechercher alors que toutes les charges retenues contre lui parce qu’il avait lancé une journée « ville morte » sur l’ensemble du territoire ont été abandonnées et qu’il a été libéré. Il risque d’être arrêté s’il rentre.

Evan Mawarire est le pasteur qui dirige #ThisFlag, un mouvement sans affiliation politique et actif sur les réseaux sociaux au Zimbabwe. Il a dû quitter son pays de résidence pour des raisons de sécurité. La police le recherche, bien qu’un tribunal de première instance ait abandonné les charges pesant sur lui et ordonné sa libération. Evan Mawarire a été inculpé après que #ThisFlag a lancé une journée « ville morte » au niveau national le 6 juillet afin de protester contre la dégradation des conditions socioéconomiques dans le pays.

Le 14 juillet à 7 heures du matin, des inconnus se sont rendus au domicile de cet homme dans un pick-up banalisé de couleur blanche. Le même jour, Samantha, l’épouse d’Evan Mawarire, a vu un véhicule de police passer près de leur domicile à deux reprises. Les agents se sont immédiatement éloignés lorsqu’ils l’ont aperçue. Sept inconnus se déplaçant à bord d’un véhicule banalisé se sont rendus au domicile du pasteur le 15 juillet et, lorsque la femme de celui-ci leur a demandé de décliner leur identité, ils sont partis. Ils sont aussi allés à l’église pour demander à son assistant où il se trouvait. Ils y sont retournés le 20 juillet et, le 8 août, ils ont agressé le gardien. Le 26 août, quatre femmes et un homme dont on ignore l’identité se sont rendus au domicile d’Evan Mawarire pour demander où il se trouvait. Toujours à sa recherche, ils y sont retournés régulièrement.

La police a appelé les avocats d’Evan Mawarire à plusieurs reprises pour savoir où il était. Plus de trois fois, le président zimbabwéen a dénigré Evan Mawarire, en déclarant qu’il devrait quitter le pays et aller retrouver ceux qui l’ont soutenu et que ses appels à des manifestations violentes dans le pays n’étaient pas dignes d’un vrai Zimbabwéen. En réalité, Evan Mawarire a lancé une journée « ville morte » et a demandé à la population de ne pas recourir à la violence.

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