Écrire Un défenseur des droits humains en grève de la faim

Khaled al Omair, défenseur des droits humains, a entamé une grève de la faim le 6 octobre pour protester contre son maintien en détention. Il devait être libéré le 5 octobre après avoir purgé sa peine de huit ans d’emprisonnement. Cet homme est un prisonnier d’opinion.

Le 6 octobre, Khaled al Omair, défenseur des droits humains et agent de sécurité à la retraite, a entamé une grève de la faim pour protester contre son maintien en détention malgré l’expiration de sa peine. Il devait être libéré le 5 octobre après avoir passé huit ans en prison, mais il est toujours détenu pour des raisons inconnues dans le camp de prisonniers politiques d’al Hair, à Riyadh (la capitale saoudienne). Amnesty International croit savoir que cet homme souffre de plusieurs problèmes de santé chroniques, notamment des problèmes cardiaques et rénaux pour lesquels il suit un traitement.

Le 15 mai 2011, le Tribunal pénal spécial de Riyadh a déclaré Khaled al Omair coupable de plusieurs infractions, notamment d’appel et incitation à manifester et d’encouragement à la manifestation sur Internet, et l’a condamné à huit ans de prison suivis d’une interdiction de voyager de la même durée. Il n’a pas eu le droit de s’entretenir avec un avocat pendant son procès ni pendant sa détention provisoire. Il a indiqué qu’il avait été torturé et qu’il avait subi d’autres mauvais traitements. Il a notamment déclaré qu’il avait été détenu à l’isolement pendant de longues périodes et qu’on lui avait bandé les yeux pendant plusieurs heures avant ses interrogatoires en détention provisoire.

Khaled al Omair a été arrêté le 1er janvier 2009 dans la rue al Naheda, à Riyadh, où une manifestation contre l’offensive militaire israélienne à Gaza devait avoir lieu. Il a été arrêté avant le début de la manifestation. Il a d’abord été placé en détention dans la prison générale d’al Hair, avant d’être transféré dans le camp de prisonniers politiques d’Al Hair en décembre 2009, où il a été détenu à l’isolement pendant les sept premiers mois, après que les autorités carcérales l’ont suspecté d’avoir divulgué une vidéo d’un prisonnier qui aurait été torturé.

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