Écrire Un défenseur des droits humains en prison depuis un an

Le défenseur des droits humains et prisonnier d’opinion Germain Rukuki a été arrêté il y a un an, le 13 juillet 2017. Il a été condamné à 32 ans de réclusion le 26 avril 2018. En juin, il a été hospitalisé et opéré car il s’était blessé en prison. Il a été renvoyé en prison alors qu’il a besoin de soins continus.
Le 26 avril 2018, Germain Rukuki, président de l’organisation locale Njubutsa Tujane et employé de l’Association des juristes catholiques du Burundi (AJCB), a été condamné à 32 ans de réclusion par le tribunal de grande instance de Ntahangwa. Il avait été arrêté le 13 juillet 2017 dans la capitale, Bujumbura. Il a été déclaré coupable de « rébellion », d’« atteinte à la sûreté de l’État », d’« atteinte à l’autorité de l’État » et de « participation à un mouvement insurrectionnel ». En revanche, il a été relaxé des chefs d’« assassinat » et de « destruction de bâtiments publics et privés ». Ni son avocat ni lui n’étaient présents lorsque le jugement a été prononcé. Il a interjeté appel le 29 mai et la justice n’a pas encore statué sur ce recours.
Le 8 juin, Germain Rukuki s’est fracturé la cheville, avant de se blesser à l’épaule droite et à la jambe droite. Il a subi une opération chirurgicale à l’hôpital de Ngozi, dans le nord du Burundi, le 11 juin. Le 18 juin, il a été autorisé à sortir de l’hôpital et renvoyé en prison, alors qu’il ne pouvait pas marcher seul et avait toujours le pied bandé. Le 26 juin, il a demandé à être libéré sous caution afin de poursuivre les soins et la rééducation à l’hôpital.
Amnesty International est convaincue que Germain Rukuki a été poursuivi uniquement parce qu’il défend les droits humains et le considère comme un prisonnier d’opinion.

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