Écrire Un défenseur des droits humains et un journaliste inculpés

Le défenseur des droits humains Rafael Marques de Morais et le journaliste Mariano Brás Lourenço ont été inculpés de diffamation à l’égard d’une autorité publique et d’outrage à un organe souverain en raison d’un article qu’ils ont publié au sujet de l’acquisition douteuse d’un terrain public par le procureur général. Ces deux charges sont passibles respectivement d’un et trois ans d’emprisonnement.
Rafael Marques de Morais est un défenseur des droits humains, un journaliste d’investigation récompensé et le rédacteur de Maka Angola, un média en ligne. Il a écrit et publié sur ce site Internet un article dans lequel il dénonçait l’acquisition douteuse d’un terrain public par le procureur général. Mariano Brás Lourenço est journaliste et rédacteur du journal angolais O Crime. Il y a publié l’article de Rafael Marques de Morais, auquel il a ajouté des observations personnelles.
Le 20 juin, les deux hommes cités ont été inculpés de diffamation à l’égard d’une autorité publique (peine maximale d’un an d’emprisonnement) et d’outrage à un organe souverain (peine maximale de trois ans d’emprisonnement), cette dernière infraction étant considérée comme une atteinte à la sûreté de l’État.
Critiquer des institutions publiques quelles qu’elles soient, y compris des organes relevant du pouvoir législatif, exécutif ou judiciaire, ainsi que des représentants de l’État, est un droit. Le Comité des droits de l’homme des Nations unies, qui surveille l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), a appelé les États à ne pas interdire ces critiques. Les représentants de l’État doivent faire preuve d’un plus haut degré de tolérance face à la critique que les personnes privées.
Dans l’hypothèse où Rafael Marques de Morais et Mariano Brás Lourenço seraient emprisonnés, Amnesty International les considèrerait comme des prisonniers d’opinion étant donné que les charges retenues contre eux sont sous-tendues par des considérations politiques et sont liées à l’exercice pacifique de leur droit à la liberté d’expression. Ces accusations sont aussi une manœuvre des autorités pour dissuader la critique.

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