Écrire Un défenseur des droits humains jugé dans deux procès

Evan Mawarire, pasteur et défenseur des droits humains au Zimbabwe, doit comparaître devant le tribunal de première instance le 19 septembre pour « incitation à la violence publique », et devant la Haute Cour le 25 septembre pour « subversion d’un gouvernement conforme à la Constitution ». Ces deux procès sont liés à son travail en faveur des droits humains.
Evan Mawarire, défenseur des droits humains qui dirige le mouvement #ThisFlag au Zimbabwe, doit comparaître devant le tribunal les 19 et 25 septembre lors de deux procès distincts liés à son travail en faveur des droits humains.
Il a été arrêté le 1er février à son arrivée à l’aéroport international de Harare. Sa famille et lui avaient fui le pays car ils craignaient pour leur vie. Cet homme a été inculpé de « subversion d’un gouvernement conforme à la Constitution » en vertu de l’article 22 de la Loi de réforme et de codification du Code pénal pour son rôle dans le mouvement #ThisFlag, qui a lancé une opération nationale « ville morte » au Zimbabwe le 6 juillet 2016 pour protester contre la dégradation des conditions socioéconomiques. Cette infraction est passible de 20 ans de réclusion. Il a été libéré sous caution le 8 février à condition que l’État garde son passeport. En avril, l’avocat d’Evan Mawarire a fait appel des conditions de sa libération sous caution, et a notamment mentionné le manque de préparation de l’État pour le procès. La Haute Cour lui a rendu son passeport et lui a ordonné de se présenter au poste de police une fois par semaine. Le tribunal a également pris les titres de propriété de ses parents en garantie. Son procès débute le 25 septembre à la Haute Cour.
Evan Mawarire a de nouveau été arrêté le 26 juin pour avoir animé des séances de prière avec des étudiants en médecine de l’université du Zimbabwe protestant contre la hausse des frais de scolarité. Il a été inculpé d’« incitation à la violence publique » à l’université du Zimbabwe et a de nouveau été libéré sous caution, une nouvelle fois à condition qu’il se présente une fois par semaine au poste de police et qu’il donne son passeport. Le magistrat a fixé la date du procès au 12 septembre, et le tribunal a décidé d’annuler les conditions de sa libération sous caution. Cependant, les autorités ont refusé de lui rendre son passeport. Le procès a été repoussé au 19 septembre après que quatre témoins à charge ne se soient pas présentés au procès.

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