Écrire Un défenseur des droits humains libéré sous caution

Evan Mawarire, un défenseur des droits humains qui dirige le mouvement #ThisFlag au Zimbabwe, s’est vu accorder une libération sous caution par la Haute Cour. Il est prévu qu’il soit jugé pour les charges retenues contre lui. Amnesty International craint que ces charges ne relèvent d’une manœuvre visant à l’empêcher de mener ses activités en faveur des droits humains.
Evan Mawarire s’est vu accorder une libération sous caution par la Haute Cour le 8 février. Il a été traduit en justice pour la première fois le 3 février, après avoir été arrêté le 1er février à son arrivée à l’aéroport international de Harare. Le président du tribunal a refusé sa demande de libération sous caution et lui a conseillé d’en adresser une à la Haute Cour. Il a aussi recommandé son placement en détention provisoire jusqu’au 17 février, date à laquelle son procès doit s’ouvrir.
Selon son avocat, neuf membres de l’Organisation centrale de renseignement (CIO) ont arrêté Evan Mawarire, un pasteur et défenseur des droits humains qui dirige le mouvement #ThisFlag, à l’aéroport. Cet homme a été inculpé initialement de « subversion d’un gouvernement conforme à la Constitution » en vertu de la section 22 de la Loi de réforme et de codification du Code pénal. La peine maximale encourue est de 20 ans d’emprisonnement, sans possibilité d’amende. Le 2 février, la police a ajouté une nouvelle charge, l’« outrage au drapeau du Zimbabwe », en vertu de la section 6 de la Loi relative au drapeau du Zimbabwe.
#ThisFlag est un mouvement indépendant actif sur les réseaux sociaux qui a lancé une opération nationale « ville morte » le 6 juillet 2016 pour protester contre la dégradation des conditions socioéconomiques. Evan Mawarire a déjà été arrêté le 12 juillet 2016 et inculpé d’« incitation à la violence publique » pour l’opération « ville morte » en vertu de la section 36 de la Loi de réforme et de codification du Code pénal. La police avait continué à le rechercher après sa libération l’an dernier, alors que les charges contre lui avaient été abandonnées. Il avait fui aux États-Unis en juillet 2016 car il craignait pour sa sécurité, mais il avait décidé récemment de rentrer dans son pays.
Amnesty International est convaincue que les charges retenues contre cet homme visent à entraver ses activités en faveur des droits humains et relèvent d’une pratique de plus en plus courante, qui consiste pour les autorités à harceler et à tenter d’intimider les militants et les défenseurs des droits humains.

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