Écrire Un défenseur des droits humains risque 11 ans d’emprisonnement

Le 1er décembre, la peine de prison d’Issa al Hamid, un défenseur des droits humains, a été alourdie de deux ans en appel, ce qui porte sa peine à 11 ans de prison. S’il est emprisonné, il sera considéré comme un prisonnier d’opinion.
Issa al Hamid, défenseur des droits humains saoudien et membre fondateur de l’Association saoudienne des droits civils et politiques (ACPRA), une organisation indépendante de défense des droits humains, a vu sa peine alourdie après que la chambre d’appel du Tribunal pénal spécial de Riyadh, la capitale, a renvoyé l’affaire devant sa juridiction de première instance en recommandant d’augmenter la peine. Le 1er décembre, le tribunal a ajouté deux ans de prison à la peine d’Issa al Hamid, portant sa peine à un total de 11 ans de prison. Il a également été condamné à une interdiction de voyager de 11 ans et à une amende de 100 000 riyals saoudiens. Il a fait appel de cette nouvelle condamnation.

Le 24 avril, Issa al Hamid avait été condamné par le Tribunal pénal spécial à neuf ans d’emprisonnement et à une interdiction de voyager consécutive de la même durée. Il avait été inculpé de « diffamation envers le Conseil des hauts érudits religieux », d’« offense au pouvoir judiciaire », de « participation à la création d’une organisation non autorisée » (à savoir l’ACPRA), de « communication d’informations erronées à des organisations internationales en vue de nuire à l’image de l’État » et d’« infraction à l’article 6 de la Loi relative à la lutte contre la cybercriminalité ». Ces accusations sont liées à des déclarations publiées en ligne au nom de l’ACPRA à propos de diverses questions, notamment le droit à la liberté de réunion pacifique et « la répression menée par le ministère de l’Intérieur contre les familles de prisonniers politiques ».

Issa al Hamid avait dans un premier temps été convoqué pour un interrogatoire par le Bureau des enquêtes et des poursuites judiciaires en novembre 2013, puis avait fait l’objet d’une enquête pendant plusieurs mois avant que son procès ne s’ouvre le 12 juin 2014 devant le Tribunal pénal spécial de Riyadh. Il n’a pas été autorisé à consulter un avocat et a été victime de mauvais traitements au cours de l’enquête.

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