Écrire Un défenseur des droits humains saoudien emprisonné

Le défenseur des droits humains saoudien Abdulaziz al Shubaily a été arrêté le 17 septembre pour commencer à purger la peine de huit ans de prison à laquelle il a été condamné en 2016. Cet homme est un prisonnier d’opinion et doit par conséquent être libéré immédiatement et sans condition.

Après avoir reçu des appels téléphoniques du poste de police d’Onaizah, dans la province de Qasim, Abdulaziz al Shubaily, défenseur saoudien des droits humains et membre fondateur de l’Association saoudienne des droits civils et politiques (ACPRA), s’est présenté au poste de police le 17 septembre. Il a été arrêté à son arrivée. Le 18 septembre, Abdulaziz al Shubaily a été transféré dans la prison générale d’Onaizah. Son arrestation fait suite à une peine de huit ans d’emprisonnement prononcée contre lui par le Tribunal pénal spécial le 29 mai 2016, à l’issue d’un procès non conforme aux normes internationales d’équité. Le tribunal lui a également imposé une interdiction de voyager de huit ans et une interdiction d’écrire sur les réseaux sociaux. Le 31 juillet, Abdulaziz al Shubaily a été informé que sa peine avait été confirmée par la cour d’appel de Riyadh.

Le Tribunal pénal spécial a déclaré Abdulaziz al Shubaily coupable, entre autres infractions, d’avoir « insulté l’intégrité du système judiciaire et des juges », « enfreint l’article 6 de la Loi relative à la lutte contre la cybercriminalité » en ayant « incité l’opinion publique à se retourner contre les dirigeants du pays et signé des déclarations en ligne appelant la population à manifester », et « insisté pour contester la décision de justice de dissoudre l’ACPRA ». Abdulaziz al Shubaily a également reçu l’ordre de signer une déclaration l’engageant à ne pas reprendre ses activités militantes.

Abdulaziz al Shubaily avait initialement été convoqué aux fins d’interrogatoire en novembre 2013 et inculpé en juillet 2014 ; son procès devant le Tribunal pénal spécial s’était ouvert le 24 septembre 2014. En mars 2015, il avait en outre été accusé d’avoir « communiqué avec des organisations étrangères » et fourni des informations à Amnesty International pour deux rapports de l’organisation. Le ministère public et le tribunal n’ont pas donné suite aux multiples requêtes formulées par Abdulaziz al Shubaily, qui demandait à consulter les éléments de preuve étayant cette accusation.

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