Écrire Un défenseur emprisonné a besoin d’urgence de soins médicaux

L’état de santé du prisonnier d’opinion et avocat spécialiste des droits humains azerbaïdjanais Intigam Aliyev s’est encore dégradé parce qu’il ne reçoit pas en prison les soins médicaux dont il a besoin. Le 24 février, la Cour suprême de l’Azerbaïdjan examinera son recours.

Intigam Aliyev est un avocat spécialiste des droits humains et le président de l’ONG Legal Education Society. Il fait partie du petit nombre de défenseurs des droits humains en Azerbaïdjan qui fournissent une assistance et une représentation juridique aux personnes persécutées pour des raisons politiques. Intigam Aliyev purge actuellement une peine de sept ans et demi d’emprisonnement à la Prison n° 6, située à Bakou, la capitale azerbaïdjanaise. Le tribunal de Bakou chargé des crimes graves l’a déclaré coupable le 22 avril 2015 sur la base d’accusations forgées de toutes pièces (évitement fiscal, non-respect de la législation sur les entreprises et abus de pouvoir). Le 19 octobre 2015, la cour d’appel de Bakou a rejeté le recours qu’il avait formé contre cette décision de justice et confirmé la sentence.

Le 12 février, le fils d’Intigam Aliyev a indiqué à Amnesty International que l’état de santé de son père, âgé de 53 ans, se détériore de jour en jour car il ne bénéficie pas des soins médicaux nécessaires à la Prison n° 6. Intigam Aliyev souffre d’une mauvaise circulation sanguine ainsi que de névralgies aigües dues à des problèmes au niveau de la colonne vertébrale. À la Prison n° 6, les cellules ne sont pas chauffées malgré les hivers très froids à Bakou et des températures qui chutent régulièrement en dessous de zéro.

Intigam Aliyev a déposé un recours contre sa condamnation devant la Cour suprême de l’Azerbaïdjan. Selon son avocat, le 26 janvier, Intigam Aliyev n’a pas été en mesure de se rendre à l’audience devant la Cour suprême parce qu’il ne se sentait pas bien. La prochaine audience pour l’examen de son recours aura lieu le 24 février. La Cour suprême peut annuler les décisions des juridictions inférieures et effectivement frapper de nullité la condamnation d’Intigam Aliyev ou ordonner un nouveau procès.
Selon son fils, les autorités ont fait pression sur Intigam Aliyev pour qu’il signe une lettre d’aveux demandant par ailleurs la grâce présidentielle. Intigam Aliyev refuse d’admettre sa culpabilité, condition nécessaire pour solliciter la grâce présidentielle.

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