Écrire Un dignitaire religieux risque d’être exécuté

Nimr Baqir al Nimr, éminent dignitaire religieux chiite saoudien, a vu sa condamnation à mort confirmée par la Cour suprême. Celui-ci a épuisé toutes ses voies de recours et risque d’être exécuté dès que le roi aura ratifié sa sentence.
Le dignitaire religieux Nimr Baqir al Nimr a vu sa condamnation à mort confirmée par la chambre d’appel du tribunal pénal spécial de Riyadh, la capitale du pays, puis par la Cour suprême. Il risque d’être exécuté dès que le roi aura ratifié sa sentence.
Son procès, qui a démarré le 25 mars 2013 devant le tribunal pénal spécial, était entaché de graves irrégularités. Cet homme n’a pas été autorisé à prendre connaissances des pièces de procédure et des éléments à charge, et n’a donc pas pu y répondre de façon adéquate. Il n’a pas pu voir son avocat avant et pendant les phases importantes de son procès, et n’a pas eu le temps et les moyens suffisants pour préparer sa défense. Son avocat n’a pas été informé des dates des audiences principales.
Les éléments à charge contre Nimr Baqir al Nimr sont issus de sermons religieux et d’entretiens attribués à ce religieux. L’examen de ces textes par Amnesty International confirme que cet homme n’a fait qu’exercer son droit à la liberté d’expression sans inciter à la violence. Plusieurs charges, parmi lesquelles la « désobéissance au chef de l’État », ne devraient pas être érigées en infraction car elles sanctionnent l’exercice pacifique du droit à la liberté d’expression et d’autres droits humains. D’autres sont formulées en des termes flous et utilisées ici de façon abusive pour réprimer l’exercice de certains droits humains.
Nimr Baqir al Nimr, imam de la mosquée Al Awamiyya d’Al Qatif, dans l’est de l’Arabie saoudite, a été interpellé sans mandat le 8 juillet 2012. Des agents des forces de sécurité l’ont contraint à arrêter sa voiture et ont tiré sur lui lorsqu’il a refusé de les accompagner. Cet homme a été détenu, le plus souvent à l’isolement, dans des hôpitaux militaires et à la prison d’Al Hair, à Riyadh. Il a une jambe paralysée depuis son arrestation, et il a toujours besoin de soins médicaux urgents.

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