Écrire Un employé d’une ONG taïwanaise risque la réclusion à perpétuité

Lee Ming-cheh, premier employé d’une ONG étrangère à avoir été placé en détention depuis l’entrée en vigueur de la Loi relative à la gestion des ONG étrangères, a « avoué » devant la caméra lors de son procès les faits de « subversion » qui lui étaient reprochés. Avant qu’il ne comparaisse, on était sans nouvelles de lui depuis six mois. S’il est déclaré coupable, il encourt la réclusion à perpétuité.

Lee Ming-cheh, avec son coaccusé, Peng Yuhua, un ressortissant chinois, a été jugé pour « subversion de l’État » par le tribunal populaire intermédiaire de la ville de Yueyang (province du Hunan) le 11 septembre 2017. Lors de sa première apparition publique depuis son placement en détention en mars 2017, Lee Ming-cheh semblait fatigué et donnait l’impression de réciter un texte préparé à l’avance. Le procès a été retransmis en direct sur le compte weibo du tribunal, une plate-forme chinoise de réseaux sociaux comparable à Twitter.

Répondant aux questions du procureur, Lee Ming-cheh a indiqué que Peng Yuhua l’avait contacté pour la première fois en 2012 sur weibo, puis l’avait ajouté à un groupe appelé « Liangan Qianshou » (littéralement, « deux mains tendues au-dessus du détroit »). Ce groupe a ensuite été rebaptisé « Weiguan Zhongguo » (littéralement, « observer la Chine ») sur QQ, une plate-forme chinoise de discussion en ligne qui commente le système politique chinois et promeut les valeurs démocratiques occidentales, sur laquelle Lee Ming-cheh a également exprimé ses vues sur la promotion d’un système multipartite en Chine.

Selon l’acte d’accusation lu par le procureur, Peng Yuhua a fondé ce groupe en mai 2012, et a ajouté Lee Ming-cheh au groupe en septembre 2012. Lee Ming-cheh et Peng Yuhua ont ensuite, toujours en 2012, créé des groupes similaires pour différentes provinces chinoises, puis créé une société appelée « Meihua Gongsi » (« compagnie de la fleur de prunier ») pour développer leurs réseaux. D’après l’acte d’accusation, entre 2012 et 2016, Lee Ming-cheh a diffusé des informations et des commentaires critiquant le système politique chinois sur QQ, Facebook et WeChat.

La femme de Lee Ming-cheh a pu le voir brièvement après le procès, mais elle n’a eu aucun contact avec lui depuis lors. Le jugement n’a pas encore été rendu. Lee Ming-cheh soutient des organisations et des militants de la société civile depuis de nombreuses années ; il se rendait en Chine pour des raisons personnelles lorsqu’il a été arrêté par la Sûreté de l’État le 19 mars 2017.

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