Écrire Un homme arrêté à 17 ans risque d’être exécuté sous peu

En Iran, l’exécution d’Hamid Ahmadi, arrêté alors qu’il avait 17 ans, a été reportée au 18 février. Il est toujours détenu à l’isolement à la prison de Lakan, dans la ville de Rasht, dans le nord de l’Iran, ce qui le plonge dans une grande angoisse.
La famille d’Hamid Ahmadi a été informée que son exécution a été reprogrammée au 18 février. Initialement prévue le 4 février, elle avait déjà été reportée d’une semaine, au 11 février. En raison d’une pression internationale croissante, le 9 février, le bureau d’application des peines a informé ses proches que l’exécution avait une nouvelle fois été repoussée et qu’ils avaient un délai de 10 jours pour obtenir la grâce de la famille de la victime, le jeune homme qu’Hamid Ahmadi a été déclaré coupable d’avoir poignardé à mort en 2008. Le 28 janvier, Hamid Ahmadi a été placé à l’isolement à la prison de Lakan, à Rasht (province du Gilan), en prévision de son exécution. Sa mise à mort a été repoussée deux fois en deux semaines, mais les autorités ne l’ont pas encore retransféré dans une unité générale. C’est la cinquième fois qu’une date d’exécution est fixée pour Hamid Ahmadi et que celui-ci est plongé dans l’angoisse, placé à l’isolement dans l’attente de son exécution. La Cour suprême n’a toujours pas communiqué à ses avocats de décision concernant sa demande de nouveau procès.
Hamid Ahmadi, aujourd’hui âgé de 26 ans, a été condamné à mort pour la première fois en août 2009 à l’issue d’un procès inique devant la 11e chambre du tribunal pénal de la province du Gilan, dans le cadre de l’homicide à l’arme blanche d’un jeune homme lors d’une bagarre impliquant un groupe d’adolescents en 2008. Le tribunal s’est appuyé sur des « aveux » qu’Hamid Ahmadi avait prononcés au poste de police après son arrestation, alors qu’il était privé d’avocat et coupé de sa famille. Il a pourtant affirmé que ces « aveux » lui avaient été extorqués sous la torture. Selon son témoignage, des policiers l’ont détenu pendant trois jours dans une cellule dégoûtante, maculée de taches d’urine, lui ont attaché les mains et les pieds et l’ont poussé face contre terre, l’ont attaché à un poteau dans la cour, lui ont asséné des coups de pied dans les parties génitales et l’ont privé d’eau et de nourriture. Il a déclaré que la douleur qui lui était infligée était si forte qu’il était prêt à avouer n’importe quoi pour qu’elle cesse. À la connaissance d’Amnesty International, ses allégations de torture n’ont pas fait l’objet d’une enquête.

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