Écrire Un homme de 21 ans arrêté à l’âge de 16 ans risque d’être exécuté

Abolfazl Naderi, Iranien de 21 ans, risque d’être exécuté à la prison d’Arak, dans la province de Markazi. Âgé de 16 ans au moment de son arrestation, il a été condamné à mort à l’issue d’un procès manifestement inique, basé sur des « aveux » qui lui auraient été extorqués sous la torture.

Abolfazl Naderi, 22 ans, se trouve dans le quartier des condamnés à mort à la prison d’Arak, dans la province de Markazi, dans le centre de l’Iran, depuis 2013, date à laquelle il a été condamné à la peine capitale en lien avec la mort de son ami. Au moment des faits, en juin 2012, il avait 16 ans. Il n’a cessé de clamer son innocence. Amnesty International a appris le 6 février 2018 que les autorités l’avaient transféré à l’isolement le 23 janvier en prévision de son exécution. Cependant, son exécution a été reportée, les proches de la victime ayant accepté d’accorder leur pardon à Abolfazl Naderi et de renoncer à leur demande de « réparation »(qisas), si la famille d’Abolfazl Naderi leur versait trois milliards de Rials (soit environ 66 000 euros) au titre du « prix du sang » (diya) dans un délai de deux mois.

Abolfazl Naderi a été condamné à mort alors qu’il avait 17 ans en juillet 2013, à l’issue d’un procès manifestement inique devant la première chambre du tribunal pénal de la province de Markazi, qui l’a déclaré coupable de meurtre. Le tribunal s’est fondé sur les « aveux » d’Abolfazl Naderi, mais celui-ci a affirmé à maintes reprises qu’ils lui avaient été arrachés sous la torture. Interpellé en juin 2012, il a été détenu à l’isolement dans un poste de police pendant 14 jours, sans pouvoir communiquer avec sa famille ni son avocat. Il a déclaré que durant cette période, des policiers l’ont suspendu au plafond, fouetté sur la plante des pieds, frappé avec une baguette en bois et privé d’eau potable.

Abolfazl Naderi assure qu’il a tenté de revenir sur ses « aveux » lorsqu’il a été conduit devant un enquêteur du bureau du procureur, mais celui-ci l’a menacé, s’il se rétractait, de le renvoyer au poste de police où il subirait de nouvelles tortures. Abolfazl Naderi a de nouveau formulé des allégations de torture lors de son procès et a clamé son innocence. Rien n’indique que le tribunal a enquêté sur ses allégations. D’après Abolfazl Naderi, il n’a pas été informé de sa condamnation à mort pendant environ deux ans, car les autorités ne souhaitaient pas le plonger dans le désarroi. Il ne l’a appris qu’une fois transféré à la prison d’Arak, dans la province de Markazi.

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