Écrire Un homme torturé à plusieurs reprises par des gardiens de prison

Islam Khalil a été torturé par des gardiens de la prison de Borg el Arab, à Alexandrie, après une altercation verbale avec eux au sujet de la décision de placer plus de détenus dans une cellule de quatre mètres par six dans laquelle se trouvaient déjà 25 autres détenus. Les gardiens ont frappé Islam Khalil avec des matraques pendant 30 minutes, ont déchiré ses vêtements et l’ont placé en détention à l’isolement pendant neuf jours, du 21 au 29 juillet.

Il n’a pas eu accès à de l’eau potable ou à de l’air frais et n’a pas pu recevoir la visite de sa famille. Il a entamé une grève de la faim en signe de protestation contre sa détention à l’isolement et y a mis fin lorsque cette détention à l’isolement s’est terminée et qu’il a regagné sa cellule le 29 juillet. Sa santé s’est détériorée en raison de sa grève de la faim et il souffre maintenant de vomissements et de vertiges. Il n’a en outre pas été autorisé à consulter un médecin.

Islam Khalil avait été enlevé chez lui, dans le gouvernorat de Gharbeya, par des membres de l’Agence de sécurité nationale (NSA), tôt le matin du 24 mai 2015. Il a été soumis à une disparition forcée, les autorités ayant refusé de reconnaître son arrestation et de révéler ce qui était advenu de lui pendant 122 jours. Au cours de cette période, des membres de la NSA l’ont forcé, au moyen de la torture, à « avouer » des infractions qu’il dit ne pas avoir commises. La NSA a rédigé un rapport incluant les « aveux » obtenus sous la torture, puis a déféré Islam Khalil au bureau du procureur d’Alexandrie Est le 21 septembre 2015. Le procureur l’a interrogé en se fondant sur ses « aveux » forcés et ne l’a pas autorisé à contacter son avocat ou sa famille, en violation des dispositions de la Constitution. Il a ensuite ordonné qu’Islam Khalil soit placé en détention provisoire et l’a inculpé d’appartenance à la confrérie interdite des Frères musulmans, d’incitation à la violence et d’attaque contre les forces de sécurité. S’il est déclaré coupable, il risque la peine de mort.

Au cours de sa détention, Islam Khalil a été victime d’actes de torture et d’autres mauvais traitements à plusieurs reprises. Il a été frappé, soumis à des décharges électriques et suspendu par les bras et les jambes et placé dans des positions douloureuses. Des membres du personnel pénitentiaire l’ont également menacé de le tuer à plusieurs reprises.

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