Écrire Un jeune homme arrêté alors qu’il était mineur risque d’être exécuté

Himan Uraminejad a été averti par des responsables de la prison qu’il risque d’être exécuté, le responsable du pouvoir judiciaire ayant approuvé la mise en œuvre de sa condamnation à mort. Il se trouve dans le couloir de la mort depuis 2012 pour un crime commis alors qu’il avait 17 ans.
Amnesty International a appris le 21 novembre qu’Himan Uraminejad, âgé de 22 ans, avait été informé le 6 octobre par les autorités de la prison que le responsable du pouvoir judiciaire avait approuvé la mise en œuvre de sa condamnation à mort et que sa famille devrait redoubler d’efforts pour demander la grâce de la famille du défunt, car son exécution pouvait intervenir à tout moment. Himan Uraminejad a été condamné à mort en août 2012 par un tribunal pénal de la province du Kurdistan qui l’a déclaré coupable d’avoir poignardé à mort un autre garçon lors d’une bagarre. Il était âgé de 17 ans au moment des faits. En septembre 2014, la Cour suprême a annulé sa condamnation à mort et lui a accordé un nouveau jugement en se fondant sur les lignes directrices concernant la condamnation des mineurs du Code pénal islamique iranien de 2013. Rejugé en juin 2015, il a été de nouveau condamné à mort. Le tribunal pénal chargé de son nouveau procès a fait mention d’un avis médical officiel qui n’a constaté « aucune preuve de la présence, au moment du crime, de troubles susceptibles de supprimer la responsabilité pénale » de l’accusé. Il s’est également fondé sur des déclarations d’Himan Uraminejad confirmant qu’il « ne présentait pas de pathologie mentale » ni « d’antécédent d’hospitalisation » en psychiatrie, et comprenait que le fait de tuer quelqu’un était « interdit par la religion » (haram). En novembre 2015, la Cour suprême a confirmé sa condamnation à mort et rejeté une requête sollicitant un nouveau procès.
Himan Uraminejad a été condamné à l’issue d’un procès d’une iniquité flagrante, qui a pris en compte des éléments de preuve obtenus sous la torture. Il a été arrêté le 22 avril 2012, alors qu’il avait 17 ans. Il a été transféré par la suite vers un centre de détention non dévoilé où il a été retenu pendant 20 jours, sans pouvoir consulter un avocat ni communiquer avec sa famille. Il a déclaré que durant cette période, il a été torturé ; plusieurs passages à tabac lui ont d’ailleurs laissé des cicatrices et des ecchymoses sur tout le visage et le corps. Il a également été suspendu au plafond par une corde lui liant les pieds. Selon ses déclarations, des policiers l’ont violé avec un objet de la forme d’un œuf, ont menacé de lui couper les testicules et, chaussés de bottes, l’ont piétiné sur tout le corps. Par ailleurs, Himan Uraminejad a été jugé par un tribunal pour adultes et n’a donc pas bénéficié de la protection prévue par la justice des mineurs. Aucune enquête n’a été ordonnée sur ces allégations de torture.

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