Écrire Un jeune iranien risque toujours d’être exécuté

Le jeune Iranien, Alireza Tajiki, risque à tout moment d’être exécuté. Les autorités n’ont pas procédé à son exécution prévue pour le 15 mai en raison du tollé mondial que cela avait suscité. Elles ne se sont cependant pas engagées à ne pas reprogrammer l’exécution. Alireza Tajiki avait été condamné à mort pour un crime qu’il dit ne pas avoir commis. Il avait 15 ans au moment des faits qui lui sont reprochés.

Juste avant le 15 mai, une campagne internationale a été lancée pour faire annuler l’exécution d’Alireza Tajiki. Cette exécution a été suspendue dans les 24 heures précédant la date prévue. Les autorités n’ont pas expliqué les raisons de leur décision et pourraient toujours reprogrammer l’exécution d’Alireza Tajiki, qui se trouve toujours dans le couloir des condamnés à mort.

Alireza Tajiki, qui a maintenant 19 ans, a été condamné à mort en avril 2013 pour meurtre et « lavat-e be onf » (pénétration anale forcée entre deux hommes). Il a toujours nié ces accusations et a déclaré que les « aveux » sur lesquels le tribunal pénal de la province du Fars s’est fondé pour le condamner avaient été arrachés sous la torture. La Cour suprême a annulé sa condamnation à mort en avril 2014 en raison de l’absence d’éléments médicolégaux liant Alireza Tajiki à l’agression sexuelle. La Cour suprême a ordonné au tribunal pénal de la province du Fars de mener des enquêtes complémentaires. Elle a également ordonné l’évaluation du « développement et de la maturité psychologiques » d’Alireza Tajiki au moment du crime, après l’ajout dans le Code pénal islamique de 2013 de nouvelles dispositions relatives à la condamnation de mineurs.

En novembre 2014, le tribunal pénal de la province du Fars l’a de nouveau condamné à mort, se référant à un avis médical officiel selon lequel il avait atteint la « maturité psychologique ». La décision du tribunal n’a cependant pas fait mention des inquiétudes soulevées par la Cour suprême concernant l’absence d’éléments médicolégaux l’incriminant, ce qui semble indiquer que l’enquête demandée n’a pas été menée. Le tribunal s’est en outre de nouveau appuyé sur les « aveux » forcés d’Alireza Tajiki comme preuve de sa culpabilité, sans mener d’enquête sur ses allégations de torture. Alireza Tajiki n’a pas été autorisé à consulter un avocat pendant toute la durée de l’enquête. Placé en détention à l’isolement pendant 15 jours, il n’a pas été autorisé à contacter sa famille. Il a déclaré avoir été soumis à des actes de torture et à d’autres formes de mauvais traitements pendant cette période et dit notamment avoir été roué de coups, flagellé et suspendu par les bras et les pieds, méthodes visant à lui faire « avouer » les faits. En dépit de ces irrégularités, la Cour suprême a confirmé sa condamnation en février 2015 dans un arrêt d’un paragraphe.

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