Écrire Un jeune militant détenu est coupé de sa famille

Michael Wetnhialic, un jeune militant sud-soudanais d’une trentaine d’années, est détenu arbitrairement au siège du Service national de la sûreté (NSS) dans un lieu connu sous le nom de Blue House (« la maison bleue ») et privé de tout contact avec sa famille et son avocat.

Il a été arrêté arbitrairement le 18 mai à Djouba par le NSS.

Depuis le début du conflit armé interne au Soudan du Sud en décembre 2013, des centaines de personnes, pour la plupart des hommes, sont détenues sous l’autorité du Service national de la sûreté (NSS) et de la Direction du renseignement militaire dans divers centres de détention à travers la capitale, Djouba.

Amnesty International a recueilli des informations sur de nombreux cas de détention arbitraire par le NSS dans divers centres, où les détenus sont souvent victimes d’actes de torture et d’autres mauvais traitements – certains sont détenus au secret sans pouvoir consulter un avocat ni communiquer avec leurs proches. D’autres ont été victimes de disparition forcée.

Dans la prison située au siège du NSS (Blue House), dans le quartier de Djebel, les détenus sont roués de coups, en particulier lors des interrogatoires ou à titre punitif. En raison des mauvaises conditions de vie dans les prisons, ainsi que d’un accès insatisfaisant aux soins médicaux, la santé des détenus se détériore bien souvent.

Détention prolongée et arbitraire, disparitions forcées et torture et autres mauvais traitements sont fréquemment employés par les autorités au Soudan du Sud depuis que le conflit a éclaté en décembre 2013.

Au Soudan du Sud, l’environnement politique demeure intolérant envers la critique des actions et des politiques du gouvernement, ce qui se traduit par l’intimidation, le harcèlement et la détention de militant·e·s de la société civile, de défenseur·e·s des droits humains et de journalistes indépendants.

Cela a engendré un climat d’autocensure parmi les médias et les défenseur·e·s des droits humains ; du fait d’une surveillance d’État omniprésente, les gens ne se sentent plus assez en sécurité pour parler librement et ouvertement du conflit et de la situation des droits humains.

J'agis

PASSEZ À L’ACTION : ENVOYEZ UN APPEL EN UTILISANT VOS PROPRES MOTS OU EN VOUS INSPIRANT DU MODÈLE DE LETTRE CI-DESSOUS

Monsieur le Président,

Je vous écris afin d’appeler votre attention sur le cas de Michael Wetnhialic, un jeune militant sud-soudanais.

Michael Wetnhialic a été arrêté arbitrairement le 18 mai à Djouba par le Service national de la sûreté (NSS). Actuellement détenu au siège du NSS, dans un lieu connu sous le nom de Blue House, il est privé de tout contact avec sa famille et son avocat.Selon l’un de ses proches, il n’a pas été informé des charges retenues contre lui.

C’est la troisième fois que ce jeune militant est arrêté. Sa famille a indiqué qu’il avait été arrêté pour la première fois par le NSS en août 2017 et détenu à Blue House pendant environ six mois. Il était soupçonné d’avoir critiqué le NSS et de hauts responsables de cet organe sur Facebook. Michael Wetnhialic a été de nouveau arrêté en 2018 et, selon la même membre source, le NSS le soupçonnait d’utiliser un faux nom sur Facebook pour continuer à critiquer le NSS et ses hauts responsables.

Je vous prie instamment de :

• Faire en sorte que Michael Wetnhialic soit remis à la police, déféré à la justice et inculpé d’une infraction dûment reconnue par la loi, conformément au droit international et aux normes connexes, ou qu’il soit libéré immédiatement ;
• Veiller à ce que Michael Wetnhialic ne soit pas victime de torture ni d’autres formes de mauvais traitements en détention ;
• Faire le nécessaire pour qu’il soit permis à Michael Wetnhialic d’entrer régulièrement en contact avec sa famille, de recevoir de la part de professionnels de santé qualifiés tous les soins médicaux dont il pourrait avoir besoin et de consulter l’avocat de son choix.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération

LANGUE À PRIVILÉGIER POUR LA RÉDACTION DE VOS APPELS : anglais
Vous pouvez également écrire dans votre propre langue.


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