Écrire Un journaliste arrêté pour un message sur Facebook

Le journaliste et poète jordanien, Tayseer al Najjar, a été arrêté le 13 décembre 2015 à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, à la suite d’un commentaire qu’il avait publié sur son compte Facebook en 2014. Aucun chef d’inculpation n’a encore été retenu contre lui. Il est possible que cet homme soit un prisonnier d’opinion, incarcéré uniquement pour avoir exercé de façon pacifique son droit à la liberté d’expression.

Tayseer Salman al Najjar (43 ans), journaliste spécialisé dans la culture pour le journal al Dar, s’apprêtait à rejoindre Amman, la capitale de la Jordanie, pour rendre visite à sa famille le 3 décembre 2015, quand on lui a indiqué à l’aéroport qu’il n’était pas autorisé à quitter les Émirats arabes unis. Le 13 décembre dans la matinée, il a été convoqué par téléphone aux services de la Sûreté de l’État, à Abou Dhabi, à 19 heures. Il a appelé son épouse, qui se trouvait en Jordanie, juste avant d’entrer dans les locaux, et a été arrêté peu de temps après.

La famille de Tayseer al Najjar ignorait où il se trouvait et les motifs de son arrestation. Ce n’est que le 18 février 2016, quand il a été autorisé à appeler, qu’elle a su qu’il était détenu à l’isolement dans les locaux des services de la Sûreté de l’État, où il faisait l’objet de « fortes pressions ». Une dizaine de jours plus tard, il a de nouveau téléphoné à son épouse pour lui indiquer qu’il avait été transféré à la prison d’al Wathba, à Abou Dhabi. Depuis lors, il est autorisé à appeler sa famille toutes les semaines. Tayseer al Najjar a affirmé qu’on l’accusait d’avoir des liens avec les Frères musulmans, de collaborer avec le Qatar et d’insulter les Émirats arabes unis et ses dirigeants en raison d’un message qu’il avait publié en 2014 sur son compte Facebook, où il faisait l’éloge de la résistance des Palestiniens à Gaza et critiquait plusieurs pays, dont les Émirats arabes unis.

Le 11 mai, il a confié à son épouse qu’il souffrait depuis deux semaines de violents maux de dents, qui le tenaient éveillé la nuit, mais qu’on ne l’avait pas conduit chez le dentiste. On lui avait simplement donné un analgésique léger.

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