Écrire Un journaliste nigérian arrêté et menacé

Samuel Ogundipe, journaliste, est détenu au siège de la Brigade spéciale de répression des vols (SARS), dans le quartier de Guzape, à Abuja. Il a été déféré à un tribunal en l’absence d’un avocat et a été inculpé de « violation de domicile » et de « vol de documents de police ». Il a été arrêté le 14 août, après s’être rendu dans les locaux de la SARS, une unité de la police nigériane, qui lui avait demandé de se présenter dans le cadre d’une enquête sur un article publié par le Premium Times, le journal en ligne pour lequel il travaille.

Samuel Ogundipe, journaliste du Premium Times, éminent journal d’investigation nigérian, a reçu le 14 août un appel de Brigade spéciale de répression des vols (SARS), une unité de la police nigériane, lui demandant de se présenter dans ses locaux. Dès son arrivée, il a été arrêté et placé en détention. La police a également gelé ses comptes bancaires.

Le lendemain matin, il a été interrogé en l’absence d’un avocat. La police a exigé qu’il révèle ses sources pour un article publié par le Premium Times. Cet article évoquait un rapport d’enquête, consacré à la prise de contrôle de l’Assemblée nationale par des agents du Service de sécurité de l’État (SSS), que l’inspecteur général de la police, Ibrahim Idris, avait remis au président par intérim, Yemi Osinbajo. D’autres organes de presse ont publié le même rapport. Samuel Ogundipe n’a pas révélé ses sources, bien que la police ait menacé de ne pas le libérer s’il s’y refusait.

Le 15 août, le conseil de Samuel Ogundipe a rendu visite à son client en détention à 10 heures du matin, mais la police a demandé à l’avocat de revenir à 16 heures. Vers 15 h 30, Samuel a été secrètement présenté à un tribunal d’instance, en l’absence de son conseil, bien qu’il ait demandé à être assisté par un avocat. Samuel Ogundipe a été inculpé de « violation de domicile » et de « vol de documents de police » La police lui a reproché d’avoir dérobé des documents lui appartenant, sans préciser devant le tribunal que Samuel Ogundipe était journaliste. Le tribunal a ordonné son placement en détention provisoire pour une durée de cinq jours. Le greffier du tribunal a permis à Samuel Ogundipe de passer un appel téléphonique, et il a pu s’entretenir brièvement avec son rédacteur en chef.

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