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Un lieutenant de l’armée mexicaine, victime de torture, a été transféré de la prison militaire où il était détenu depuis 2011 vers une prison fédérale civile, sans qu’il puisse communiquer avec son avocat ou sa famille. Sa sécurité suscite des inquiétudes car il risque de subir des attaques et des actes d’intimidation de la part des prisonniers ou des autorités.

Tôt dans la matinée du 16 octobre 2015, Julián Castilla Flores a été conduit hors de sa cellule de la prison n° 1 des Casernes militaires à Mexico, et embarqué avec plus de 40 autres prisonniers. Le même matin, son avocat s’est rendu sur place et a été informé par les autorités de la prison que cet homme ne se trouvait plus dans leurs locaux. L’avocat, qui n’avait pas été prévenu de ce transfert ou de la destination de son client, a introduit une requête en habeas corpus. Le 19 octobre, un juge fédéral a communiqué des renseignements émanant du ministère de la Défense, indiquant que les autorités militaires avaient envoyé Julián Castilla Flores dans une prison fédérale à Veracruz, dans le sud du Mexique. Selon les proches d’autres détenus, le personnel militaire a eu recours à la violence physique et verbale au moment d’embarquer la quarantaine de prisonniers. Julián Castilla Flores est détenu au secret depuis le 16 octobre.

Cet homme a été arrêté arbitrairement le 14 mars 2011 par la police militaire de l’État du Chiapas, où il avait été déployé en tant que lieutenant de l’armée mexicaine. Le même jour, il a été conduit à la section du bureau du procureur général de la République chargée du crime organisé à Mexico, après avoir été soumis à différentes méthodes de torture, notamment l’asphyxie, le simulacre de noyade et des décharges électriques. Julián Castilla Flores est en prison depuis 2011, accusé d’avoir agi comme informateur auprès de groupes criminels organisés. Son procès se déroule devant une juridiction militaire qui doit encore prononcer la sentence.
Depuis quelques mois, cet homme fait l’objet d’un nombre croissant de menaces et d’actes d’intimidation de la part du personnel des prisons militaires. On a ainsi menacé de le conduire dans une prison fédérale civile, où il serait détenu dans des conditions difficiles avec d’autres prisonniers qui pourraient lui nuire en raison de son statut de militaire. Son transfert vers une prison fédérale a été effectué sans notification préalable. Là-bas, il n’est pas autorisé à contacter son avocat ou sa famille, ce qui constitue une violation flagrante de la procédure régulière et l’expose au risque de subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements.

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