Écrire Un médecin risque de subir des mauvais traitements en détention

Mohamed Yasin Abdalla, président du Comité central des médecins soudanais (CCSD), a été arrêté le 22 avril à Khartoum par des agents du Service national de la sûreté et du renseignement (NISS). Il est actuellement détenu sans inculpation au bureau du procureur du NISS chargé des crimes contre l’État, à Khartoum. Il risque d’être victime de torture et d’autres formes de mauvais traitements.
Mohamed Yasin Abdalla, fondateur et président en exercice du Comité central des médecins soudanais (CCSD), a été arrêté le 22 avril à son domicile de Khartoum. Il figure parmi les 28 médecins soudanais qui ont été arrêtés à de multiples reprises puis libérés, en octobre et novembre 2016. Ses confrères et lui étaient accusés d’avoir constitué une entité illégale et menacé le système de santé du pays, sans toutefois être inculpés.
Au moment de leur arrestation, ils participaient à une grève des médecins organisée par le CCSD. Il s’agit d’une organisation indépendante, qui a été créée pour les médecins ne souhaitant pas adhérer au Syndicat des médecins soudanais (SDU), favorable au gouvernement. Les principales revendications des grévistes étaient, entre autres, la fourniture de soins gratuits aux personnes souffrant de maladies graves et aux enfants de moins de cinq ans et la dotation de 22 hôpitaux en matériel médical pour les accidents et les urgences.
Amnesty International a déjà recueilli des informations sur les cas de personnes détenues au bureau du procureur chargé des crimes contre l’État, où 25 à 30 personnes étaient en général entassées dans une cellule de quatre mètres par cinq. Il n’y avait pas de lumière la nuit ni de ventilation. Les détenus étaient le plus souvent confinés dans leur cellule 24 heures sur 24, recevaient deux repas par jour et n’étaient autorisés à se rendre aux toilettes que deux fois par jour. Bien que le centre de détention du bureau du procureur chargé des crimes contre l’État soit reconnu publiquement, son statut juridique demeure ambigu et n’est pas en accord avec la législation qui encadre les établissements de privation de liberté au Soudan. Mohamed Yasin Abdalla risque de subir aussi des actes de torture ou d’autres mauvais traitements en détention.

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse