Écrire Un membre de l’opposition risque d’être torturé

Le 5 mai, Nizar al Qari, membre du parti d’opposition al Wefaq, a été arrêté et conduit à la Direction des enquêtes criminelles (CID), où il dit avoir été privé de sommeil et menotté dans le dos pendant de longues périodes au cours de sa détention. Le 8 mai, il a été inculpé de « rassemblement illégal à Diraz » puis ramené dans les locaux de la CID, où il risque d’être soumis à des actes de torture et d’autres mauvais traitements.

Le 5 mai, vers 15 heures, Nizar al Qari, membre du Conseil consultatif de la Société islamique nationale al Wefaq, a été appréhendé par des agents en civil au domicile de son beau-père, à Rifaa, au sud-ouest de la capitale, Manama.

Les agents ont présenté une citation à comparaître au nom de Nizar al Qari qui ne mentionnait aucun motif justifiant son arrestation. Cette nuit-là, à 00 h 30, Nizar al Qari a appelé sa famille et a l’a informée qu’il était détenu à la CID mais qu’il n’avait pas encore été interrogé. Il n’a pas été autorisé à consulter son avocat pendant sa détention dans les locaux de la CID. Le 8 mai, son avocat s’est rendu au bureau du ministère public et a vu le nom de Nizar al Qari sur une liste, mais on ne lui a pas permis d’être présent lors de son interrogatoire. Après l’interrogatoire, l’avocat a pu s’entretenir avec Nizar al Qari pendant cinq minutes, au cours desquelles son client l’a informé que pendant sa détention, on le privait de sommeil et on lui laissait les mains menottées dans le dos pendant de longues périodes.

Nizar al Qari a indiqué à son avocat qu’il avait été inculpé de « rassemblement illégal à Diraz », que sa détention avait été prolongée de 30 jours et qu’il devait être transféré dans la prison de Dry Dock, à Manama. Cependant, Nizar al Qari a été ramené dans les locaux de la CID, où il est actuellement détenu. Amnesty International craint qu’il n’ait été torturé et pense qu’il risque toujours d’être soumis à des actes de torture ou à d’autres mauvais traitements.

Le 8 mai, Nizar al Qari a appelé ses proches et leur a dit que la CID enquêtait sur lui au sujet de « quelque chose de plus important ». Il leur a également demandé de lui apporter des vêtements, ainsi que ses médicaments car il souffre d’asthme, d’hypertension et de palpitations cardiaques. Sa famille a apporté ses médicaments et des vêtements à la CID, mais elle ignore s’ils lui ont été remis, car il a renouvelé sa demande les 10 et 14 mai. Le 10 mai, à 21 h 40, Nizar al Qari a téléphoné de nouveau à ses proches, pendant deux minutes.

D’après leur témoignage, il a pleuré tout au long de l’appel et leur a dit qu’il ne pouvait pas parler. Le 14 mai, il les a appelés à nouveau, pendant neuf minutes. Ils ont entendu la voix d’une personne à proximité de lui, qui lui indiquait ce qu’il devait dire. Il a répété à plusieurs reprises qu’il était innocent et a demandé à sa famille de l’« enterrer à côté de [sa] sœur ». Lorsque ses proches lui ont demandé pourquoi il disait cela et si on le torturait, la ligne a été coupée.

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